REGION FRONTALE
le point inférieur dudit angle qui est repoussé en avant en même temps que son sommet.
Il est une autre mesure que j’ai prise, cette fois, sur 12 à 1,300 crânes. C’est la différence de la corde et de la courbe comprise entre les deux crêtes temporales et passant par les bosses frontales. Afin d’opérer dans des conditions identiques je fais partir le ruban du trou auditif et le ramène au trou opposé après avoir franchi les deux crêtes et les bosses ; c’est donc une portion de courbe auriculaire frontale que je mesure et ensuite sa corde. Je me borne à donner les conclusions qui m’ont paru le plus décisives :
Fig. 182. — Front droit, habituel.
Vieillard de Cro-Magnon, époque de la pierre taillée, âge du renne.
Les bosses frontales sont plus saillantes chez la femme, ainsi que le plus simple examen le montre du reste; sur 30 Parisiens, la courbe a 18 millimètres de plus que la corde, et sur 50 Parisiennes 22 milli¬
mètres. Chez les nègres de Nubie qui se distinguent par leur front bombé les femmes ont aussi les bosses plus saillantes que les hommes. Le degré de saillie des bosses est sans relation soit avec la brachycéphalie ou la dolichocéphalie soit avec le volume grand ou petit du crâne.
Les diverses propositions sont confirmées parla comparaison semblable de la corde avec la courbe antéro-postérieure médiane de l’écaille frontale de l’opliryon au bregma.
Réglons orbitaires. — Au-dessous du front, d’une fosse zygomatotemporale à l’autre, se présente l’une des zones les plus caractéristiques de la face. Elle se décompose en trois régions : l’une sus-orbitaire, l’autre