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CHAPITRE XXVI

duelle maximum qu’il a obtenue est de 64 millimètres chez un Néo- Calédonien et la minimum de 40 chez un Basque. Quant aux moyennes, je me borne à reproduire les extrêmes ci-dessus, portant sur le sexe masculin.

Le second caractère est le degré de fuite en arrière du bord externe de l’ouverture orbitaire par rapport à son bord interne. Sous le nom d 'angle naso-malaire M. Flower a donné une mesure qui l’exprime assez bien : son sommet est à la racine du nez, ses deux points externes sont immédiatement au-dessous du sommet de l’apophyse orbitaire externe. Cet angle est plus ouvert dans les races jaunes ; ce qu’on peut expliquer de deux façons : ou par le seul aplatissement de l’espace inter-orbitaire qui en se portant en arrière ouvre l’angle, ou par la projection en avant du bord orbitaire externe lui-même. Dans ce dernier cas le bord externe de l’orbite se trouverait participer au mouvement que subissent en avant les pommettes placées au-dessous. Voici quelques moyennes de cet angle.

Angle naso-malaire de Flower.

4 Aînos . 129°

130 Européens . 131

20 Maravars de l’Inde .... 131

20 Nègres d’Afrique . 134

20 Australiens . 135

24 Andamans . 135

7 Japonais . 141°

16 Chinois . 142

4 Birmans . 144

4 Samoyèdes . 144

25 Esquimaux . 144

Le troisième caractère est la direction du grand axe de l’ouverture orbitaire qui toujours est un peu oblique en bas, mais plus ou moins. Je doute en effet que jamais les deux axes se continuent en ligne droite, c’est-àdire que les orbites soient jamais horizontaux. En tout cas jamais ils ne se relèvent comme quelques personnes se l’imaginent pour les races jaunes. Aucun travail n’a été fait sur l’angle ouvert en bas que les deux axes font ainsi ensemble.

Le quatrième est la forme des orbites. Non celle que l’on mesure par l’indice orbitaire, mais celle qui fait dire que les orbites sont ronds, quadrilatères, rectangulaires, etc., ces dispositions étant dues surtout aux angles plus ou moins arrondis. En général, les orbites ronds concordent avec ceux que nous allons décrire comme mégasèmes, et les orbites à angles droits nets avec les microsèmes (Voir les figures 177, 185 et 186).

Le cinquième est Faire de l'ouverture orbitaire, que Broca obtenait approximativement en multipliant l’un par l’autre les deux diamètres. Les différences extrêmes qu’il a ainsi rencontrées étaient de 986 mill. carrés et de 1612,5 chez l’homme et de 992 et 1612,5 chez la femme. Les deux maximum étaient des crânes d’Esquimaux et les deux minimum des crânes de noirs de l’Inde. Dans les moyennes ce sont encore ces deux races qui occupent les deux extrémités de la liste, l’Esquimau avec 1456 mill. carrés, le noir de l’Inde avec 1095 ; mais la comparaison n’est pas

INDICE ORBITAIRE

légitime, car ce dernier a le plus petit crâne connu, suivant Broca, tandis que l’Esquimau a peut-être le plus volumineux, en tenant compte de la face. Pour les juger avec impartialité il faudrait cuber l’orbite à la façon de M. Mantegazza et en comparer le jaugeage soit au volume du crâne, soit au volume de la face ou au total des deux obtenus par les procédés de Schmidt ou autrement. Toutefois les résultats ne répondraient sans doute pas à la peine donnée. Notons pour terminer que les femmes ont l’aire de l’orbite plus petite.

Le dernier caractère est fourni par l’indice orbitaire sur lequel Broca a publié son premier mémoire en 1874, au congrès de Lille.

Indice orbitaire. — C’est le rapport de la largeur à la hauteur de l’ouverture extérieure de l’orbite. Mais de quelle façon faut-il comprendre ces deux diamètres et comment les mesurer?

A, os propres du nez; B, apophyse montante du maxillaire; C, apophyse orbitaire externe du frontal ; D, os malaire ; LLL, bord orbitaire ; EE, suture du frontal avec l’os propre du nez, le maxillaire, l’os lacrymal et l’ethmoïde; PSO, canal lacrymal; H, suture lacrymomaxillaire qui en occupe le fond; P, son bord postérieur; O, son bord antérieur; M, dacryon de Broca ; N, point lacrymal postérieur.

Les orbites sont le réceptacle du globe occulaire, des muscles propres à le mouvoir et de l’appareil lacrymal destiné à maintenir constamment mouillée la surface antérieure de l’œil. Par conséquent l’orbite comprend au même titre la glande lacrymale qui en occupe le côté supérieur et externe et l’entrée du canal lacrymo-nasal qui en occupe le côté inférieur interne. La première pensée qui vient à l’esprit non seulement par la considération des fonctions de l’orbite, mais par son aspect morphologique, est donc que le canal lacrymal fait partie de l’orbite et que par conséquent son grand axe ou sa largeur doit partir de la lèvre antérieure de celle-ci, c’est-à-dire de la crête orbitaire de l’apophyse montante du maxillaire.

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