X. — Indice palatin de Virchow - lar£eilr
longueur.
Leptostaphylin . jusqu’à 80.0
Mésostaphylin . de 80.1 à 85 0
Brachystaphylin . 85.! et plus>
Assurément tout n’est pas à critiquer dans ces mesures et indices. En laissant de côté celles qui appartiennent àBroca sous un autre nom, il en est qui ne manquent pas de logique et sont à conserver. Mais il en est
de profondément défectueuses, et en première ligne le diamètre antéropostérieur.
Pour les écoles française, anglaise, italienne, russe, américaine et quelques cramologisles allemands de renom, comme M. Schmidt, le diamètre antéro-postérieur, c’est la plus grande longueur de la boîte crânienne de l’encéphale ; elle est donc, comme l’ovoïde crânien, un peu oblique en arrière et en bas. Je laisse de côté son point de départ antérieur à la glabelle, qui est une question de pratique suffisamment discutée dans notre chapitre X.
Pour M. Ihering, le diamètre antéro-postérieur, c’est la longueur totale et maximum de la tête dans sa position naturelle, comprise entre deux p ans verticaux: l’un antérieur qui, dans l’appareil de Spengel, s'arrête lorsque, poussé d’avant en arrière, il rencontre le crâne au niveau de la glabelle ; l’autre postérieur, qui, dans le même appareil, s’avance d’arnere en avant et s’arrête lorsqu’il rencontre la saillie la plus proéminente de 1 occiput. J’ai expliqué que ce diamètre, compris entre deux parallèles est toujours plus court ou égal que le diamètre antéro-postérieur maximum procèdent. Lorsque, dans un crâne mesuré par les deux systèmes la ongueur de Ihering se trouve être plus longue, c’est qu’elle n’a pas été bien prise. C est une impossibilité.
Pour moi, il n’y avait que ces deux méthodes en présence; les divergences ne portaient ensuite que sur la question de la glabelle, de l’ophryon, de la racine du nez ou du métopion pour la première méthode. Je ne
Ihering’8 P“ ^ faǰnS d’entendre la méthode des projections de
MESURES CRANIOMÉTRIQUES ALLEMANDES. 973
Eh bien ! il y en avait une troisième qui me donne la clef de plus d’un quiproquo. Je suis convaincu qu’en Allemagne même, peu se doutent de cette cause de malentendu parmi les adeptes mêmes de la méthode géométrique. Je reprochais à MM. Virchow et Schaffhausen d’avoir abandonné leur ancienne méthode pour la nouvelle ; je tenais d’eux-mêmes, ce qui du reste est imprimé, qu’ils prennent le diamètre antéro-postérieur de la glabelle au point le plus reculé de l’occiput. Nous opérons comme vous, me disaient-ils, l’instrument à la main. Moi-même j’y ai été trompé.
Voici, en effet, comment ils se comportent : ils placent le crâne devant eux soit sur sa face latérale, soit sur sa base. Dans le premier cas, ils l’orientent en se servant de la ligne qu’ils croient la meilleure et sur laquelle je ne discute pas ici, de façon que cette ligne soit au jugé parallèle à l’opérateur. Alors ils placent pour le mieux leur compas, de façon que le diamètre antéro-postérieur partant de la glabelle soit parallèle aussi à cette ligne, et lisent la mesure à la rencontre de leur diamètre longitudinal et de la surface convexe du crâne en arrière, et non sur le plan vertical tangent au point le plus saillant de l’occiput ; ce qui n’est pas la même chose. C’est une projection, disent-ils, puisque la ligne que nous visons est perpendiculaire à l’opérateur et en même temps au crâne. Oui, mais ce n’est pas la projection maximum de Ihering ; la longueur de MM. Virchow et Schaflhausen aboutit quelquefois vers l’extrémité postérieure du grand axe de l’ovoïde crânien, mais en général plus haut et quelquefois au lambda, sinon au-dessus. Cela dépend de l’idée que l’opérateur se fait de l’orientation du crâne, du soin qu’il y apporte, de sa vue, etc. Ce diamètre peut être égal à celui de Ihering, peut être égal à celui de Schmidt et de l’école française ; mais il peut être plus court, et il l’est de fait souvent. Souvent la bosse occipitale, laquelle est si caractéristique dans certaines races dolichocéphales préhistoriques, échappe à ce diamètre. On me répondra que la différence est légère et négligeable; c’est une erreur; elle retentit sur l'indice céphalique et peut distinguer une race d’une autre.
J’ai quelque motif de croire que certaines discussions à propos de l’indice de certaines races, qui se sont produites en Allemagne, n’ont pas eu d’autre raison. L’un peut-être a abaissé l’extrémité postérieure du compas un peu plus et obtenu un diamètre plus long, par conséquent un crâne plus dolichochéphale, et l’autre l’a relevé légèrement et a eu un diamètre plus court, par conséquent un crâne moins dolichocéphale ou mésaticéphale. Avec la méthode française du maximum de la boîte crânienne, de semblables divergences ne sont pas possibles; avec la méthode visuelle allemande, dans laquelle l’orientation approximative est de règle, les différences d’un auteur à l’autre peuvent être excessives.
Cette explication est la seule qui rende compte de certains écarts que je trouvais invraisemblables entre la méthode dite usuelle et la méthode de Ihering, entre les chiffres, par exemple, du catalogue de Goettingue dans