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ANCIEN SYSTÈME DE MENSURATION

La largeur bi-jugale , répondant à la mesure du même nom, sur le crâne, est imprenable.

Le bi-malaire auquel on ne peut songer si l’on prétend se guider sur l’os ; nous avons dû y renoncer sur le crâne, ce n’est pas le cas de le reprendre sur le vivant. En revanche il est un procédé que j’ai étudié et qui pourrait bien donner des résultats. Si je ne reproduis pas ceux que j’ai obtenus, c’est qu’ils ne portent pas sur les races qu’il faudrait, ou du moins que chez elles je n’ai pas opéré que sur des bustes et des masques. Voici le procédé : Il consiste à chercher le point culminant des pommettes en regardant de côté, comme fait Welcker pour les bosses frontales et pariétales, d’abord dans un sens, puis dans un autre, et à marquer à l’encre l’endroit de l’entre-croisement des deux convexités. Dans cette opération, de même que dans la suivante, où l’on applique les pointes du compas, il ne faut qu’effleurer la peau. C’est un point cutané et non un point osseux, les yeux seuls le déterminent. La saillie de la lèvre comparée à celle des dents par le procédé des rayons iniaques exposé page 914 donne de bons résultats, les ailes du nez également; pourquoi ne pas accepter en principe que les parties molles, telles qu’on les voit, sont acceptables comme points de repère. On serait certain de cette manière que la mesure est bien l’expression du caractère que l’on voit et qui frappe.

La largeur bimaxillaire maximum ou inférieure n’a été proposée par personne sur le vivant. Et cependant elle serait accessible, le point de repère est sensible à travers la peau et peut guider. On se souvient que sur le crâne, ce point est situé à l’extrémité inférieure de la suture maxillo-malaire qui aboutit en dehors du tubercule, lorsqu’elle ne le partage pas en deux, qui forme l’angle antérieur et inférieur de l’os malaire.

La largeur mandibulaire dont j’ai parlé, qui représente le diamètre inférieur de l’ovale facial antérieur, si caractéristique pour les yeux, est malheureusement inaccessible au compas. Tout point de repère fait défaut. On ne pourrait le prendre qu’au jugé, comme la largeur frontale supérieure.

Sur le contour postérieur deux largeurs se prennent cette fois sans difficulté : la largeur zygomatique maximum et labigoniaque, dont les points de repère se sentent très bien sous la peau.

En somme, trois largeurs seulement se rattachant aux contours latéraux de la face sur le vivant peuvent être positivement prescrites dans l’état actuel de nos recherches, la biorbitaire externe, la bizygomatique et la bigoniaque. La bizygomatique étant prise pour 100, les deux autres fournissent des rapports qui, faute de plus, donnent une idée de la configuration, je ne dirai pas ici du visage, mais de la face.

Pour les mesures verticales, on est moins embarrassé, les points de repère s’indiquent d’eux-mêmes, ce sont les mesures mêmes du crâne que l’on transporte au vivant en en ajoutant une. Celles que recommandent les Instructions de la Société d’Anthropologie de Paris vont de la naissance

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