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CHAPITRE XXVIII

des cheveux au menton, et de l’ophryon ou point intersourcilier au point alvéolaire supérieur, toutes deux destinées à être comparées avec le diamètre bizygomatique et donnant lieu à un indice général du visage et à un indice facial supérieur ; puis de la naissance des cheveux à l’ophryon, de celui-ci à la base du nez, de cette base au point alvéolaire, et du point alvéolaire au menton.

Pour moi toutes ces mesures laissent à désirer. Ce sont des mesures directes, c’est-à-dire obliques, qui s’accordent bien avec celles qu’on prend sur le crâne, mais ne rendent nullement l’impression que le voyageur reçoit sur le vivant et que la céphalométrie doit avant tout s’efforcer d’exprimer, ne serait-ce que pour lui éviter des descriptions subordonnées à sa sagacité. Ainsi la ligne du haut du visage au menton est une sorte de corde, dont les autres lignes ajoutées les unes aux autres forment l’arc brisé. Le point alvéolaire supérieur, bon sur un crâne sans dents où l’on ne peut faire autrement, n’est pas acceptable sur le vivant, où la véritable limite de la face supérieure est accessible à l’extrémité des dents. Il est absolument irrationnel de voir une mesure partir du menton, aboutir au point alvéolaire supérieur; c’est au point alvéolaire inférieur ou à l’extrémité des dents qu’elle doit venir.

En un mot, il n’y a pas d’unité dans ce programme. On avait imaginé un système de mensurations s’adaptant au squelette ou mieux à ses différents os pris à part. On trouva tout simple de le transporter directement au vivant sans se demander si c’est utile et légitime. On n’a pas songé que les indications ne sont plus les mêmes; que si le squelette est bien la charpente du corps, les parties molles sont loin de se mouler sur lui, et dépendent de la masse et de la forme des muscles et non de leurs insertions ; que les squelettes sont rares et les vivants en nombre illimité, ce qui permet de résoudre avec eux des questions que les premières ne supportent pas; que les points de repère visibles et naturels ou possibles sont tout autres sur le vivant ; et enfin que les chiffres obtenus de part et d’autre n’étant pas directement comparables il n’y a pas lieu de tout subordonner à cette comparaison.

Méthode des projections. — Si j’admets que sur le squelette on puisse prendre les mesures sans avoir égard à la position ordinaire des parties, je pense que sur le vivant l’inverse prend l’importance d’un principe, que les mesures obliques doivent être abandonnées et qu’il faut y prendre pour objectif les besoins du voyageur et rendre les choses comme il les voit. Placé à vingt-cinq pas du sujet, le voyageur dit que l’espace compris entre la bouche et le menton, la racine du nez et sa base a telle hauteur, parce qu’il se projette ainsi dans son champ visuel. Une face longue, c’est celle qui lui paraît longue, son impression à rendre est le point dont il faut partir.

Sur le crâne on admet dans certains cas qu’il faut orienter la tête telle qu’elle existe sur le vivant; c’est le moins qu’on en fasse autant sur celui-

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