‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 85 sur 980 · HISTORIQUE. — TROISIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE. — TROISIÈME PÉRIODE

Elle établit que l’ethnographie, dont l’existence et les développements sont subordonnés au succès et au nombre des voyageurs est, en tant que science spéciale, d’origine française. L’Angleterre, avec Kaimes pouvait seule lui contester l’honneur de cette création; mais Kaimes s’est occupé plutôt des sociétés, qui ne sont qu’un des aspects de l’histoire naturelle des peuples.

Conclusions. — Arrivé au terme de notre seconde période, l’année 1800, nous sommes en droit de conclure, ainsi que nous l’avons annoncé au début de cet historique, que l’anthropologie était à ce moment déjà fondée dans ses parties essentielles. Elle n’était pas encore admise à parler haut, ceux de ses adeptes qui s’écartaient de la doctrine orthodoxe rigoureuse, passaient volontiers pour des athées, des perturbateurs, mais elle existait. Elle était en possession du nom qui lui appartient, synonyme d’histoire naturelle de l’homme ; de ses trois aspects, l’homme, les races et les peuples ; de ses distinctions d’étude, les caractères physiques d’ordre anatomique ou morphologique, les caractères physiologiques ordinaires, psychologiques, ethnographiques et même sociologiques ; de ses moyens de recherches, l’anatomie comparée, la crâniométrie, l’anthropologie, et enfin de ses grands problèmes à résoudre, la place de l’homme dans la nature, son origine simple ou multiple, la relation de ses races avec le groupe total et leur mode de formation, les lois du progrès social dans ses rapports avec l’organisation des hommes, etc.

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