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ŒIL MONGOL

la tension de ladite commissure; ce sont des suppositions gratuites. Ce que j’ai appelé le pincement de cette commissure et qui engendre le relèvement de sa pointe est simplement dû à l’acollement prématuré et ne se produisant pas chez le blanc, des bords boursouflés des paupières.

Ce boursouflement des paupières, plus marqué à la supérieure, ne semble tenir qu’à la peau. La paupière est coupée transversalement par des plis plus nombreux en bas ; l’un d’eux, le principal, sépare une petite portion de la paupière et donne lieu à un empâtement ou un boursouflement allongé qui dans lemouvementd’abaissement de l’œil couvre le globe oculaire plus que chez l’Européen, en dissimulant le bord libre qui semble un peu renversé en dedans. De là cette division delà paupière supérieure en deux, dont a parlé M. Remy, l’une supérieure, tendue et comme appli-

Fig. 202. — Femme ghiliak de la Sibérie occidentale (Hirt’s Géogr. Suppl.).

quée sur le globe oculaire, l’autre inférieure, plus étroite qui joue davantage et se dédouble pour rentrer en partie en dessous de la supérieure lorsque la paupière s’élève. C’est cette boursouflure qui diminuerait au milieu et en dehors l’ouverture palpébrale en contournant son bord supérieur d’une façon assez caractéristique.

La bride est cependant plus importante. Elle est le prolongement du pli horizontal principal de la paupière supérieure dont il vient d’être question ; un peu avant d’arriver à la hauteur du point lacrymal supérieur, ce pli se soulève, forme voile, prend une direction descendante, curviligne ou verticale, passe au devant de la caroncule qu’il cache plus ou moins, quelquefois complètement, et s’efface insensiblement.

Lorsqu’avec le doigt on appuie sur la peau de l’intervalle orbitaire, en la tirant à soi, la bride disparaît; lorsque les yeux s’ouvrent elle se tend, lorsqu’ils se ferment elle se détend, mais persiste. Diverses ex-

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