CHAPITRE XXIX
Mais nulle part elle n’atteint des proportions aussi prodigieuses que dans la race Hottentote et particulièrement chez les Boshimanes. En somme, cette accumulation lipomateuse de graisse dans le tissu cellulaire sous-cutané des fesses et qui forme une double masse tremblotante se déplaçant à gauche et à droite par le balancement du corps, n’a pas d’analogue chez les animaux et ne rappelle en rien les callosités fessières des singes. C’est un caractère indifférent exagérant une disposition anatomique normale et cependant d’une haute portée morphologique. Elle ne s’observe que chez la femme et a dû être très répandue jadis dans quelques race disparue de l’Afrique dont les Boshimans seraient le dernier vestige.
Fig. 208 — Femme bostiimane.
Conjointement avec ce caractère existait certainement dans la même race, le développement des petites lèvres de la vulve, que Drapper a le premier décrit en 1676, chez les Hottentotes, sans s’être rendu compte de sa nature, sous le nom de voile de la pudeur ou de tablier des Hottentotes. C’est une hypertrophie de tous les éléments vasculaires et glanduleux de ces petites lèvres à laquelle contribue le capuchon du clitoris. Il en résulte deux appendices latéraux vulvaires qui tombent plus ou moins bas entre les jambes, jusqu’à mi-cuisse dans quelques cas, assure-t-on. M. Émile Blanchard en a tracé l’histoire avec beaucoup de soin et en a donné de bonnes figures empruntées au naviga-