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CHAPITRE XXIX

teur, leur emplacement, leur forme et la rapidité avec laquelle elles se déforment après les premiers rapprochements sexuels et surtout après les premières grossesses et lactations, pour s’allonger démesurément parfois, seraient intéressantes à comparer, au moins dans les trois grands embranchements de races et dans les races blondes et les races brunes de l’Europe.

Les membres non moins que le tronc donnent de nombreux caractères descriptifs. Tels sont :

La disposition parfois simienne des plis de la main chez le Nègre. Ces plis sont habituellement au nombre de trois principaux à la main, l’un embrassant par sa concavité l’éminence thénar et répondant au mouvement d’adduction ou d’opposition du pouce; l’autre allant d’un bord à l’autre de la paume et répondant au mouvement général de flexion des quatre derniers doigts'; le troisième qui du bord interne de la main se rend en formant un croissant à l’intervalle de l’index et du médius et répond au mouvement de flexion spécial des trois derniers doigts. C’est ce dernier qui est modifié dans la disposition simienne: son extrémité externe au lieu d’aboutir à l’intervalle digital ci-dessus continue son chemin parallèlement au second pli et atteint comme lui le bord externe de la main. Il serait fort intéressant d’avoir une statistique du degré de fréquence de ce caractère dans une série, par exemple, de ICO Nègres, puis de 100 Jaunes ; ce n’est en effet qu’un caractère atavique accidentel, comme le ptérion en K ou la gouttière simienne des échancrures nasales, mais dont la répétition prend quelque valeur.

La longueur relative des divers doigts les uns par rapport aux autres soit à la main, soit au pied, caractères du reste qui dans une certaine limite sont plutôt anthropométriques.

La hauteur et la saillie du mollet qu’on mesure aisément: la première élevée, la seconde plus ou moins amoindrie, dans les races Nègres.

La plante du pied plus ou moins voûtée ou au contraire plate, caractère d’une haute importance et qui jusqu’ici a échappé à tous les essais de mensuration.

La saillie du talon qui se mesure.

La grosseur ou la finesse des articulations qui est à rejeter aussi dans les caractères anthropométriques : il n’y a qu’à comparer en effet la circonférence de l’articulation prise au ruban avec les circonférences maximum des segments du membre situés au dessus et au dessous.

Les divers cas tératologiques comme la polydactylie et la syndactylie.

En somme, à quelques exceptions près tout à fait rebelles, la plupart des caractères tirés des membres ont perdu leur qualité descriptive et passé à l'anthropométrie.

A la suite des caractères extérieurs du corps devraient venir, dans l’ordre logique, ceux tirés de la conformation des muscles et viscères, et le

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