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CHAPITRE XXX

procédés à suivre. Les quatre longueurs se prennent en un clin d’œil comme il suit :

1° Longueur maximum totale. — L’axe de l’os est orienté suivant l’une des lignes longitudinales de la planche ostéométrique, son bord interne regardant en bas, son bord postérieur étant tourné vers l’opérateur; le condyle interne touche seul le plan vertical ; la tête du fémur s’appuie sur le plan horizontal comme le montre la figure 211, on y pose l’équerre et le maximum est donné ;

2° Longueur maximum tro chant érienne. — La position de l’os étant maintenue, l’équerre n’a qu’à se déplacer un peu pour atteindre le sommet du grand trochanter ;

3° Longueur en position totale. — Les deux condyles sont fortement appuyés simultanément sur le plan vertical; l’axe de l’os prend de lui-même la direction oblique voulue, l’équerre prend la tête de l’os comme tout à l’heure ;

4° Longueur en position tro chanter ienne . — Même position de Los. Simple changement de l’équerre comme tout à l’heure.

La longueur soit de l’humérus, soit du fémur dans leur attitude oblique n’est pas à recommander. Les longueurs que l’on prend sur le squelette sont des longueurs anatomiques; pour le fémur en particulier il n’y a aucune mesure sur le vivant qui réponde à sa longueur totale, la tête du fémur est inaccessible. L’attitude n’est admissible que pour la mesure trochantérienne, mais la mesure correspondante sur le vivant est mauvaise, les tendons épais qui s’attachent à cette tubérosité la faussent complètement et lui retirent toute similitude d’un opérateur à l’autre. Les proportions des os les uns par rapport à l’autre ne peuvent s’obtenir que sur le squelette, de même que les proportions des membres revêtus de leurs chairs et de leurs segments ne peuvent s’obtenir que sur le vivant. Les unes comme les autres, comparées entre elles respectivement, peuvent dans la série des races et dans les diverses conditions où il y a intérêt à connaître les proportions, conduire aux mêmes vues générales, mais elles ne peuvent être confondues. Il faut les considérer à part.

La multiplication des mesures, d’autre part, tend à établir des malentendus entre les auteurs. L’intérêt de l’ostéométrie demande que pour tous les os il n’y ait qu’une méthode, une longueur, soit : la longueur totale et maximum par projection, c’est-à-dire le plus grand écart possible entre deux plans parallèles. Rien ne remplace comme commodité et précision la planche ostéométrique. Aune époque où je poursuivais la pensée de faire concorder les mesures ostéométriques avec celles du vivant ou réciproquement; ou d’établir des règles de conversion des unes en les autres ; et par conséquent de choisir dans les mesures celles qui conviendraient le mieux à ces deux indications, je me suis livré à une suite de recherches sur des squelettes montés afin de savoir les distances entre les divers points de repère possibles et les différences des mesures

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