‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 891 sur 980 · PROCÉDÉ DE MENSURATION DES CORPS · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ DE MENSURATION DES CORPS

sion ne vaut guère mieux ; il laisse les points de repère des extrémités à peu près à la volonté de l’opérateur. Le grand compas glissière est préférable; je dirai plus, il doit seul être employé sur les os en position sur le squelette ; on le tient parallèle à la diaphyse de l’os comme le montre, pour la mensuration du bras sur le vivant, la figure 219. Mais dans les conditions ordinaires et qu’il faut rechercher, si l’on veut avoir des mesures justes, il y a mieux : la planche ostéométrique de Broca.

La figure n° 211 la représente. Elle se compose de deux parties réunies à angle droit : un plan vertical contre lequel s’arcboute l’une des extrémité de l’os et un plan horizontal sur lequel on couche l’os, son grand axe parallèle à l’une des lignes longitudinales qui s’y trouvent. Les gradations vont du plan vertical où est le zéro vers l’autre extrémité où se pose l’équerre verticale qui va chercher le maximum de longueur.

Fig. 211. — A, planche ostéométrique de Broca; le fémur est clans la position à lui donner pour mesurer avec l'équerre tenue à la main, la longueur maximum de 1 os. B. Goniomètre ostéométrique de Broca qu’on ajoute à la planche pour prendre 1 angle de l’obliquité de l’os, et servant aussi pour l’angle du col.

La mensuration de la longueur des os se résume en effet en deux mots: elle doit toujours être prise par projection et maximum, du bord de la cupule de la tête du radius par exemple, au sommet de son apophyse styloïde. Il n’y a d’exception que pour le tibia : une échancrure dans le plan vertical de la planche reçoit l’épine inter-condylienne de son extrémité supérieure, en sorte que c’est le pourtour des plateaux articulaires qui est le point de départ de la longueur.

Il y a deux os, l’humérus et le fémur, dans lesquels on prend quelquefois une seconde longueur. C’est encore un maximum par projection, mais en plaçant l’os dans l’attitude oblique qu’il présente sur le vivant, c’est-à-dire en appliquant contre le plan vertical toute la base à la fois de l’os, la largeur de la trochlée avec ses deux condyles au féfnur, la trochlée avec la petite tête à l’humérus. Quelquefois aussi, on juge à propos de prendre des mesures complémentaires limitées, au fémur par exemple de ne faire commencer l’os qu’au grand trochanter, au tibia de le terminer à la base de malléole.

Le fémur présente ces diverses catégories de mesures et montre les

Page 1