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CHAPITRE XXXI

lièmes, 0,250; tandis que la même proportion chez les Grecs de Quételet, est de 0,257. Mais une grosse erreur est celle qui place le centre du corps à l’ombilic.

A la Renaissance, le canon prend une allure scientifique avec Alherti vers le commencement du quinzième siècle. Les proportions de Vitruve n’étaient qu’approximatives, celles d’Alberti sont exprimées en chiffres et portent sur des moyennes, mais prises sur des sujets choisis conformément aux idées qu’il se fait. Les mesures, au nombre de 52, concernent les trois dimensions du corps, la hauteur, la largeur et le diamètre antéro-postérieur et sont données en chiffres bruts. Il emploie un système décimal particulier. Il prend le pied d’alors qui était la sixième partie du corps, le partage en dix onces et l’once en dix minutes, en sorte que la minute est la six-cent et unième partie de la taille totale. C’est en somme un essai d’anthropométrie rationnelle et une tentative très remarquable pour le temps (1).

Après lui, apparaît quarante ans plus tard, Léonard de Vinci qui, dans son Traité de la peinture , émet des idées générales. Les proportions du corps, dit-il, sont à étudier chez 1 enfant, chez 1 adulte et dans les deux sexes ; il réfute l’opinion de Yitruve sur le centre du corps placé au

nombril.

Albert Dürer, le contemporain de Léonard de Vinci, met à exécution ce que ce dernier recommandait, et s’applique à établir les proportions non seulement suivant les âges et le sexe, mais aussi suivant les genies de tailles grandes ou petites et les formes trapues ou élancées (2). Ce sont des mesures brutes qu il donne. La hauteur de tête qu il admet varie de la sixième à la neuvième partie du corps, ce dernier cas n’étant traité que comme une supposition. Les lignes verticales et horizontales qui découpent la tête en parties inégales méritent une attention spéciale. Nous avons déjà dit qu’il établit la première horizontale pour orienter la tête de profil et qu’elle passe par le bas du lobule de l’oreille et la base du nez. Au nombre de ses lignes s’en trouvent deux dites biaisantes, l’une tangente au menton et aux deux lèvres, l’autre tangente aux bosses frontale, à la glabelle et au dos du nez. Au point de rencontre de celle-ci et de la ligne horizontale est un angle que les auteurs du Crânia elhnica ont présenté comme une sorte d’angle facial ayant précédé celui de Camper. Il est de fait que sur une figure de nègre d’Albert Dürer, dans laquelle les deux lignes sont représentées, l’angle est plus aigu que chez les Européens et le front par là rendu volontairement plus fuyant.

Jean Cousin, né à Sens en France, était contemporain de Dürer et de Vinci, et a écrit un Traité des proportions du corps humain qui a eu plus

(1) L. B. Alberti, Delta architectura di L. Alberti , traduction de Cosimo Bartoli, 3 vol.

Londres, 1726. . ,

(2) Albert Dürer, De la proportion des parties et pourctraits du corps humain , traduction de L. Maigret, Arnheim, 1614.

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