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CHAPITRE XXXI

Goldstein, Deniker, a mesurés au Jardin d’acclimatation l’ont été sous nos yeux, mais ils ne suffisent pas comme nombre. Dans les pays où de nombreuses races se coudoient, il est permis cependant d’obtenir des résultats. On ne saurait trop citer avec éloge, en effet, la cohorte de jeunes mensurateurs que le professeur Stieda a formée à Dorpat. En Russie, en Italie surtout, l’anthropométrie prend de l’extension. Une commission anthropométrique, dont M. Roberts semble le membre le plus ardent, s’est formée au sein de l’Association britannique et jette en ce moment les jalons de mensurations à demander dans toutes les parties du Royaume- Uni. En France un mouvement semblable a commencé : les instituteurs seraient chargés du travail. Le moment est donc opportun de jeter

un regard sur ce qui a déjà été fait et de se demander si l’on est dans la bonne voie.

Nous avons pris un aperçu des proportions du squelette. Oublions-les pour ne nous attacher qu’au vivant. Les chiffres de part et d’autre ne peuvent se superposer, les rapports et conclusions générales seuls sont à rapprocher ultérieurement. Les deux branches doivent conserver leur

parfaite indépendance et être deux modes distincts de recherche et de vérification.

Les proportions du corps promettant des résultats utiles à l’anthropologie sont en nombre infini; le mot de proportions équivaut à celui de caractères anthropométriques. Étant admis que les chiffres absolus ne peuvent être directement comparés entre eux dans les cas dont il s’agit comme on fait pour le bassin, par exemple, sans tenir compte de la taille, il ne reste plus que la méthode des proportions, c’est-à-dire des rapports entre deux mesures. Que l’on compare toutes les mesures à un étalon unique, la taille ou la colonne vertébrale, ou une mesure à une autre, le diamètre transverse du thorax à son diamètre antéro-postérieur, la largeur des épaules à la largeur des hanches, ou la longueur du talon à la longueur totale du pied, ce sera toujours une proportion.

Mais parmi ces proportions il en est qui s’imposent en première ligneet priment les autres; telles sont les grandes divisions naturelles. Le corps humain se partage visiblement en cinq parties primordiales ; le tronc, torse ou buste, l’extrémité céphalique que supporte un étranglement, le cou, les extrémités thoraciques et les extrémités abdominales. De ces cinq parties, quatre, bout à bout, répondent à la taille totale.

L anthropométrie doit comme le statuaire tenir compte de ces divisions, que consacrent 1 embryogénie et la physiologie. Si l’on consulte le tableau de la réunion des épiphyses et des diaphyses on verra que chacune de

ces parties forme un tout obéissant dans son ensemble à une loi distincte.

Commençons par le tronc.

Le tronc est la partie centrale du corps d’où se détache la tête et son pédicule d’une part, les membres supérieurs et inférieurs de l’autre..

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