PROPORTION DU MEMBRE INFÉRIEUR EN TOTALITÉ
Ce développement de la tête est l’une des questions à faire rentrer dans le cadre des instructions anthropométriques et à demander prochainement aux instituteurs.
J’ai laissé entrevoir qu’en dehors des listes précédentes, je possède d’autres données qu’avec réserve je fais entrer en ligne de compte dans mon opinion générale. C’est celle de la hauteur du crâne total, qu’il m’est arrivé dans mes cours de rapporter à la taille connue du groupe correspondant. Le lecteur qui voudrait recourir à ce genre de considération en a les éléments pour la taille dans ce volume (chap. XIV) ; en voici qui regardent le crâne lui-même. Il ne faut pas oublier que sur le vivant l’épaisseur des chairs au vertex et au menton augmente cette hauteur.
Hauteur totale du crâne. —
40 Néo-Calédoniens . 199 mill.
7 Esquimaux . 198
21 Chinois . 195
3 Aïnos . 195
40 Malais . 194
36 Finnois . 192
15 Tsiganes . 192
14 Américains du Sud . 191
1 Samoyède . 190
6 Suédois . 190
Mesures absolues. (Hommes.)
13 Bas-Bretons . 190 mill.
36 Italiens . 188
44 Nègres . 188
18 Australiens . 187
11 Maravars de l’Inde . 186
14 Tasmaniens . 182
6 Usbecks . 182
8 Lapons . 181
12 Hottentots . 178
Membres inférieurs en totalité. — Leur longueur est comprise entre le tronc et le sol. Pour le bas aucune difficulté, pour le haut il en est autrement. Le membre supérieur ne s’insère pas bout àboutsurle tronc, mais sur ses côtés, suivant une ligne oblique qui s’étend du périnée, en dedans et en bas, à l’espace intermédiaire à la crête iliaque et au grand trochanter, en dehors et en haut. De là la multiplication des points de repère entre lesquels les anthropologistes sont fort embarrassés, savoir : le périnée, la base de sustentation du corps assis ou plan horizontal biischiatique, le milieu du pli de l’aine, le pubis, le grand trochanter et l’épine iliaque antérieure et supérieure.
Suivent des exemples du rapport de la longueur du membre à la taille dans ces différents cas, sauf celui du pli de l’aine qui n’a été pris que par Sappey et Quételet et a donné entre leurs mains des chiffres si contradictoires qu’il y a lieu de le rejeter a priori ( I ) .
(1) Dans le tableau qui suit et ceux venant après, nous ne donnerons plus la source du renseignement que par les lettres suivantes entre parenthèses :
A. B. A., Association britannique pour l’avancement des sciences. — Ay., Ayrton. — A. Be., Alphonse Bertillon. — A. Bo., Auguste Bordier. — B., Bourgarel. — Bl., Blech-
mann. — Bz., Benzengue. — C. C., Charles Cauvin. — R. C., René Collignon. —
D., Deniker. — F., Féré. — Gr., Grube. — G. H., Gillebert d’Hercourt. — L. Ma., Louis
Manouvrier. — M., Maurel. — Mo., Mondière. — No., Novara. — P. N., Paul Neïs. —
P., Prengrüber. — Q., Quételet. — R., Roberts. — S., Sappey. — St. A., Statistiques américaines. — T., Topinard. — A. W., Weisbach. — F. W., Waldauer. — O. AV., Wæber.
Topinard. — Anthropologie. 68