CHAPITRE XXXII
La plus forte moyenne et la plus faible sont côte à côte presque au môme chiffre de taille au commencement, puis à la fin de la liste; tout est désordonné dans ce tableau, rien ne plaide en faveur d’une influence de la taille et le seul enseignement à en tirer est ce que nous avons vingt fois remarqué, que le hasard qui rassemble les sujets peut donner lieu à des moyennes bien différentes.
Voici d’autres moyennes, portant sur les mêmes groupes et concernant le tronc :
Proportions diverses. — Taille. — 100.
Largeur maximum.
Hauteur.
Taule moyenne.
Épaule.
Bassin.
Hanche.
Nombril.
Verge.
Les suivantes sont la continuation des précédentes, pour les extrémités.
Proportions diverses. — Taille — 100.
Taille moyenne.
Long. main.
Larg. main.
Coudée.
Taille moyenne.
Pied.
Pas plus que la grande envergure, ces mesures proportionnelles ne se ressentent de l’influence de la taille ; la hauteur de la verge fait seule peutêtre exception.
L’influence de la taille sur les proportions du corps se réduirait donc à peu près à ceci : Les petites tailles ont la tête plus grosse, le tronc plus y,y long et les membres inférieurs plus longs; c’est le contraire pour les grandes tailles. Dans ces termes elle soulève néanmoins une question grave. La taille ne jouerait-elle pas le rôle principal dans les différences suivant les races? Il est facile de prouver que si cette influence n’est pas nulle, elle laisse aux divergences de races toute leur action.
Voici, par exemple, le parallèle des 1,061 marins blancs de lm,68 des statistiques américaines et des 517 Iroquois de lm,73.
Membre supérieur. Membre inférieur.
Marins . . 43.33 47.50
Iroquois . 45.16 46-63
Ce sont les plus grands qui ont les membres inférieurs les plus longs, contrairement à la règle dans les races européennes. Notons, en passant, que dans ce parallèle les membres supérieurs sont plus courts chez les petits, ce qui est la proposition vers laquelle nous tendons plutôt.
Comme détail, je citerai ; la cuisse plus longue chez les Hottentots si