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VARIATIONS INDIVIDUELLES

maladies ; 7° aux variations naturelles et spontanées au sein de la race admise comme pure. La première’ cause est inévitable ; la deuxième est inadmissible ; à la troisième il n’y a à répondre que par une entente internationale sur les mesures fondamentales ; à la quatrième on pare en rapportant les mesures à la taille ; aux trois dernières il faut se soumettre, sauf à mettre tout en œuvre pour faire la part des unes et des autres. Distinguer surtout les deux dernières est l’objectif vers lequel tend une bonne partie de l’anthropologie.

Deux élèves distingués du laboratoire Broca, MM. A. Bertillon et H. Goldstein, ont abordé la grave question des divergences que donnent les mesures ayant trait aux proportions du corps : l’un au point de vue surtout du minimum de leurs variations notamment par l’erreur personsonnelle, l’autre au point de vue principalement de leurs variations naturelles dans leurs applications à la race.

M. A. Bertillon avait pour but de dresser le signalement anthropométrique des habitués de la Préfecture de police et par conséquent de trouver les mesures donnant le moins d’erreur entre les mains de gens inexpérimentés dans l’art de l’anthropométrie.

Après en avoir essayé un grand nombre il s’arrête aux suivantes :

La longueur maximum de la tête en diagonale, du menton au tourbillon des cheveux. Elle se prend à 2 millimètres près, dit-il, et varie chez les Européens adultes de 3 centimètres.

Lalongueur du pied. Elle se prend à 3 millimètres près et varie de

3 centimètres.

La largeur bi-iliaque maximum du bassin. Elle se prend à 4 millimètres près et varie de 5 centimètres.

La largeur des épaules se prend à 1 centimètre près et varie de 9 centimètres .

Puis la largeur maximum de la tête, la longueur du médius, de l’index et du petit doigt, qui ne donnent guère d’erreur personnelle.

Il termine parla hauteur du périnée, mais à tort suivant nous.

L’une des causes d’erreurs sur lesquelles il insiste est celle résultant de la volonté du sujet qui peut faire varier sa taille de 2 centimètres et sa largeur des épaules de 1 centimètre. Nous admettons qu’il n’y a pas lieu de s’en préoccuper à notre point de vue; mais ce que le sujet fait volontairement peut se produire inconsciemment.

M. Bertillon a donc traité ainsi des variations résultant principalement de l’erreur personnelle. Parmi les mesures bonnes sous ce rapport, mais auxquelles il ne conclut pas pour son but particulier, sont la coudée de l’olécrâne à l’extrémité du médius et la grande envergure.

L’objectif de M. Goldstein est au contraire purement anthropologique. Ce qu’il a cherché à l’aide de formules dans lesquelles nous ne pouvons entrer, c’est d’une part ce qu’il appelle avec Stieda l’indice d’oscillation ou de variabilité de chaque mesure principale, et de l’autre, ce qu il dé-

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