‹ Eléments d'archéologie chrétienne (volume 3)Chapitre 42 sur 71 · VIII. CANCELS ET TREFS · texte numérisé non relu

VIII. CANCELS ET TREFS

Dans les basiliques chrétiennes le sanctuaire et le chœur étaient séparés de la nef par une clôture tantôt pleine tantôt ajourée et s'élevant à la hauteur d'un mètre et demi ou deux mètres au dessus du pavement. Cette clôture, appelée cancels, cJianceîs, septiim ou canceïli, était souvent en marbre.

Quelquefois, sans doute pour remplacer les ambons, des pupitres ou analofjia furent établis à demeure sur les cancels. On trouve des exemples de ces pupitres sur les cancels de la petite église des Saints-Nérée-et-Achillée, à Rome.

Dans quelques basiliques on plaça une poutre, en latin trabes, au-dessus des cancels séparant le chœur de la nef. A cette poutre, appelée trabes ou tref, on suspendait des couronnes de lumière et des étoffes précieuses. " Lorsque les basiliques, dit Lenoir, s'élargirent au point qu'une simple poutre, trabes, libre et isolée, ne pût les traverser sans points d'appui, on plaça des colonnes au-dessous, et l'ensemble de cette décoration transversale conserva encore le même nom.

Tref ou trabes de la basilique de Torcello.

On lit dans Anastase qu'en 514 le pape Hormisdas couvrit d'argent la trabes de la basilique de Saint-Pierre au Vatican. '/ Architecture monastique, 1, p. 186. L'église de Saint- Marc, à Venise , et la basilique de Torcello (voyez la gravure de la page précédente) conservent encore aujourd'hui leurs trefs primitifs.

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