ICONOGRAPHIE DE LA PÉRIODE LATINE
Une grande partie des galeries souterraines des catacombes, avec les fresques dont elles sont décorées, les sarcophages, les fonds de coupe et les autres objets qu'on y trouve, datent du IV^ et du siècle, c'est-à-dire du commencement de la période latine. G'est pour cette raison que nous avons déjà, en traitant de l'iconographie des catacombes, fait connaître quelques scènes et quelques symboles, par exemple le monogramme du Christ, apparenant à l'iconographie latine, et non à celle des catacombes. Notre intention n'est pas de revenir ici sur ces points. Nous croyons aussi faire chose utile en réservant, pour le paragraphe consacré à l'iconographie romane, l'étude de certaines représentations qui, comme celles des personnes divines, de la croix et du crucifiement, ont été introduites d'abord et employées timidement pendant la période latine, mais ne se sont développées et n'ont été adoptées universellement que pendant la période romane. Nous ne nous occuperons donc ici que d'un petit nombre de types entièrement propres à l'iconographie latine et byzantine.
I. IJereannages partant une conxomu ïratie U pan ïre Unr netement.
Beaucoup de monuments de la période latine, notamment les mosaïques les plus anciennes, renferment des personnages en pied portant respectueusement, dans leurs mains recouvertes de la draperie de leur manteau, une couronne en forme de cercle, et la présentent au Sauveur. Celui-ci est figuré sous la forme humaine ou sous la forme symbolique de l'agneau, du monogramme, de la croix, et quelquefois même d'un simple siège vide. On trouve des exemples de cette scène dans les églises des Saints-Cosme-et-Damien et de Sainte-Marie-in-Cosmedin à Rome, dans les deux baptistères et la basilique de Saint-Apollinaire-/w-a7^à à Ravenne, et dans le dôme d'Aix-la-
Chapelle. Notre fig. 266 (ci-dessous p. 282), qui donne une partie de la voûte du baptistère arien de Ravenne, en offre de curieux exemples ; on voit aussi des saints portant en main des couronnes, sur le sarcophage de Ravenne reproduit ci-dessus, p. 199, fig. 199. Quelques archéologues, croyant voir dans ces représentations des offrandes faites au Sauveur, leur donnent le nom d'oblations. Il nous semble plutôt que la couronne symbolise ici la récompense dont jouissent ceux qui la portent, et qu'elle constitue, par conséquent, un simple signe iconographique, d'une valeur égale à celle du nimbe circulaire, et indiquant la sainteté du personnage qui la tient en main. Aussi, ne Fa-t-on jamais donnée si ce n'est aux apôtres, aux martyrs ou à des personnes dont la sainteté était reconnue par l'Église.
2. St Cl)ri6t^ 60110 la farme $t)mb0liqite >c l^igiteiui ou ï>u motiogramme^ au milieu î>c ^cwyt brebiô ou >c ïrou3e colombcô.Ce sujet, que les monuments de la période latine nous offrent fréquemment, symbolise le Sauveur entouré de ses disciples, c'est-à-dire l'Église triomphante dans le ciel ou recevant ici bas les enseignements de son divin fondateur. Nos fig. 181 (p. 179) et i83 (p. 182) fournissent de ces représentations symboliques. « Les brebis et les colombes, dit à ce propos le commandeur de Rossi, représentent l'Église du Christ composée des fidèles qui vivent dans l'exil ici sur la terre ou jouissent du bonheur céleste dans le paradis. Cette Église fut fondée par les apôtres, et c'est pour cette raison qu'on la figure principalement par les douze membres du collège apostolique. » Bull, di archeologia cristiana, 1875, p. 143.
3. ^î)mbole >u Cl)ri0t au milieu ïre >cur ôijmbolee ïr'apôtre? ou îre ftï>Heô.
Il n'est pas rare de rencontrer, sur les monuments de la période latine, un agneau, une croix pattée ou le monogramme du Christ entre deux brebis, deux colombes, deux paons ou deux cerfs. Les fig. 184, i85, 200, 210, 211 et 276 offrent des exemples de ce sujet symbolique, qui n'est que l'abrégé de la scène où le Sauveur se trouve sous la forme humaine au milieu des apôtres et d'autres saints, ou sous la forme symbolique de l'agneau et du monogramme au milieu de douze brebis ou de douze colombes. Cette scène, comme nous l'avons dit, rappelle l'Église, tant celle qui triomphe déjà avec le Christ dans le ciel que celle qui profite encore, ici sur la terre, des enseignements de son chef divin.
Il ne faut pas confondre cette représentation avec certaines autres qui, au premier coup d'œil, paraissent cependant avoir une signification identique : nous voulons parler de celles où l'on voit un vase ou une grappe de raisins
au milieu de deux paons ou de deux colombes. Ces dernières font une allusion plus directe, nous semhle-t-il, aux jouissances des élus dans le ciel et, peut-être aussi, à la sainte Eucharistie; car les oiseaux se désaltèrent aux vases ou becquettent les raisins. Nos figures 202 et 233 reproduisent des
exemples de cette représentation ; et en voici (fig.
263 et 264) encore deux autres : le premier est emprunté à l'ambon de Saint-Ambroise, et l'autre aux débris de l'église d'Aurona, à Milan; ils datent probablement l'un
Tin va^f» pnf.>« ^o., • ^ 1- o . . , . et l'autre du commence-
un vase entre deux oiseaux, a 1 église de Saint-Ambroise
à Milan (vine siècle). ment du VI IF siècle.
(D'après de Dartein.)
Fig. 264.
Un vase entre deux colombes, sur un chapiteau de l'église d'Aurona à Milan,
(viii^ siècle.) (D'après de Dartein.)
Ce symbolisme des vases était déjà connu au III^ siècle et se rencontre sur un grand nombre de marbres qui, dans les catacombes de Rome, scellent les niches sépulcrales. Voici (fig. 265) un très intéressant exemple de cette époque, emprunté à une épitaphe du cimetière de Prétextât. Le vase, qui se trouve entre deux ancres retournées imitant parfaitement la croix en forme de tau, est rempli de pains que viennent becqueter des paons ou des colombes.
Les deux oiseaux représentent ici les âmes des fidèles jouissant du bonheur du ciel. Il n'y a rien d'extraordinaire dans cette manière de figurer les délices du paradis, puisque, comme nous l'avons dit ci-dessus, p. 87, on avait l'habitude de les symboliser aussi par des repas.
4. §t tronc î>tt Cljrtôt. Quelques monuments de la période latine, principalement les mosaïques du et du VF siècle, offrent un sujet symboUque du plus haut intérêt. Sur un trône, avec ou sans dossier, sont placés un coussin cylindrique, une draperie retombant en avant du siège, et quelquefois le livre des Evangiles. Un monogramme ou une croix, ordinairement pattée et gemmée, occupe le milieu du trône et domine toute la composition. Souvent on voit, aux côtés du trône, les douze apôtres en pied, ou saint Pierre et saint Paul seulement. Le prince des apôtres, portant les clefs, se tient à gauche du trône, et l'apôtre des gentils, ayant en mains un ou deux rouleaux, volumina, se trouve à la droite du Sauveur. Nous donnons (fig. 266) un exemple remarquable de cette scène, emprunté à la voûte en mosaïque du baptistère arien de Ravenne, édifice qui date du commencement du VF siècle. L'ensemble de cette voûte curieuse, dont notre gravure ne donne qu'une partie, se compose des figures en pied des douze apôtres rangés en cercle autour du baptême de Notre-Seigneur.
Dans toutes ces scènes le trône représente le Sauveur lui-même. Entouré des apôtres ou de leurs symboles, ce trône a la même valeur que la croix et le monogramme dans des représentations analogues : il y tient la place du Christ. On pourrait toutefois admettre que, dans certains cas, par exemple lorsque le livre des Évangiles y est déposé, il fait particulièrement allusion à la cathedra du divin Docteur de la nouvelle loi; il nous rappelle alors le Sauveur assis sur un siège et montrant le livre ouvert de la doctrine évangélique, comme nous le voyons figuré sur un très grand nombre de monuments primitifs de tout genre. Quelquefois cependant ce trône n'a
Fig. 2r.3
Vase et oiseaux, {ii^-in^ siècle.) (D'après Rohallt de Fleury, La Messe,)
aucun rapport spécial avec l'enseignement donné aux fidèles, mais symbolise tout simplement le Christ au milieu des élus. C'est là le cas, croyons-nous, dans la mosaïque de Ravenne que reproduit notre fig. 266. La couronne que les apôtres tiennent en mains, les palmiers, et surtout les plantes fleuries qui accompagnent la scène, ne nous permettent pas d'y voir autre chose que l'Éden céleste, le paradis des élus.
C'était là, au et au VF siècle, la signification du trône du Christ. Plus tard on ajoute, surtout en Orient, à cette représentation de nouveaux signes iconographiques, et l'on en change le symbolisme. Sur les extrémités du coussin on pose, à droite de la croix, la lance ; à gauche, l'éponge au bout d'une hampe; quelquefois aussi on enlace la couronne d'épines autour de la croix. Le livre des Évangiles est remplacé par le livre de vie ou de la Justice divine, au-dessus duquel plane assez souvent la colombe, figure de r Esprit-Saint. A partir de ce moment, la cathedra de la doctrine devient le trône du jugement dernier, et la croix, le signe du Fils de l'homme (Matth., XXIV, 3o); l'on n'y voit plus alors qu'une allusion au neuvième verset du psaume IX : « Paravit in judicio thronum suum ; et ipse judicabit orbem terrae in aequitate, judicabit populos in justitia, » c'est-à-dire : « Il a préparé son trône pour rendre son jugement; il jugera lui-même toute la terre dans l'équité, il jugera les peuples avec justice. » Aussi les Grecs désignent-ils ordinairement ce sujet symbolique sous le nom de la préparation du trône, Y] IrotpaCTîa toO ôpôwj, ou tout simplement, en sous-entendant les mots toO G^.ôvov, sous celui de v? sToipao-îa, rhétimasie.
Ce sujet symbolique avec ses nouveaux accessoires et sa signification changée n'a jamais été goûté en Occident ; on ne le rencontre que dans quelques rares monuments de l'Itahe, comme dans les mosaïques de Monréale en Sicile, de Saint-Paul-hors-les-murs à Rome et de la basifique de Torcello près de Venise ; mosaïques qui, toutes, ont été exécutées par des artistes byzantins ou sous une influence byzantine. Les Grecs, au contraire, l'ont prodigué dans leur iconographie : ils l'ont employé dans leurs fresques, et placé au sommet de leurs crucifix, sur leurs couvertures d'évangéliaire et une infinité d'autres objets servant au culte public ou à la simple piété des fidèles. La croix byzantine, conservée dans le trésor des Sœurs-de- Notre-Dame à Namur, porte au sommet de la branche verticale un petit médaillon émaillé où l'on voit le sujet dont nous nous occupons. A côté on a inscrit : 'H 'ETOIM., abréviation de n sToip-a^fa, car, selon l'usage généralement reçu, on doit suppléer ici les mots toO G^ôvov.
Les Grecs, les Russes et les Slaves décorent encore aujourd'hui de la préparation du trône au sommet et dans la partie supérieure d'un grand nombre d'objets religieux.
5. apotree ôiuntô |lierrc et |lrtnl. Sur quelques monuments de la période latine le Sauveur est représ^té ayant l'apôtre saint Paul à sa droite, et saint Pierre à sa gauche (voyez ci-dessus, p. 199, fig. 199); sur d'autres, les deux apôtres sont figurés ensemble l'un à côté de l'autre, et saint Pierre donne la droite à saint Paul. Quelques hétérodoxes se sont prévalus à tort, contre la primauté de saint Pierre, de la position que les deux apôtres occupent dans ces scènes, soit par rapport au Sauveur, soit l'un par rapport à l'autre.
Nous ferons observer, avant tout, que les monuments les plus anciens, tels que les fonds de coupe en verre doré, placent, à peu près sans exception, saint Pierre à droite et saint Paul à gauche (voyez ci-dessus, fig. 114, 119, 120 et 121). Ce n'est qu'à partir du IV^ siècle que cet ordre fut interverti sur un petit nombre de monuments, car la plupart des sculptures et des peintures de la période latine ont continué à donner la droite à saint Pierre. L'exception que nous venons de signaler s'est perpétuée, pendant tout le moyen âge et même jusqu'à nos jours, sur les bulles ou sceaux en plomb des souverains pontifes, où saint Pierre est constamment placé à la gauche de saint Paul. On ne peut donc rien conclure de cette dérogation exceptionnelle à l'ordre de préséance; il serait, en effet, peu logique de prêter au souverain pontife, lorsqu'il publie une bulle, l'intention de constater sa propre infériorité ; et cela sur le sceau même d'un document qui est l'affirmation la plus solennelle de son autorité suprême comme successeur de saint Pierre et vicaire de Jésus-Christ.
Ensuite, avant de tirer un argument de cette position respective des deux apôtres, il faut encore se demander si la droite était autrefois, comme elle l'est aujourd'hui, réputée la place la plus noble, la place d'honneur. A cette question, fortement débattue depuis plusieurs siècles et résolue dans les sens les plus divers, nous répondons que probablement les anciens n'attribuaient à la droite ni la signification ni l'importance que nous lui accordons aujourd'hui. « On s'étonne, dit le commandeur de Rossi, du peu de cas que je fais de la question touchant la droite ou la gauche donnée à saint Pierre, tandis qu'elle a éveillé l'attention, non seulement des archéologues des trois derniers siècles, mais aussi celle des théologiens du moyen âge depuis le XI^ siècle.
Je ne nie pas qu'elle soit digne de notre examen et de nos investigations; je dirai toutefois que les anciens, c'est-à-dire les artistes des quatre premiers siècles, ne me semblent pas lui avoir prêté toute la valeur et l'attention que nous supposons. A l'appui de cette assertion il sera bon de se rappeler que les archéologues classiques ont eu, au sujet du groupe de Jupiter placé entre Junon et Minerve, les mêmes controverses que les archéologues chrétiens et les théologiens au sujet du Christ entre les apôtres saints Pierre et Paul. Minerve occupe presque toujours la droite, et Junon la gauche de Jupiter. Les savants ont voulu subtiliser à ce sujet et trouver des raisons philosophiques et mythologiques de ce signe présumé de la prééminence de Minerve sur Junon. Le très docte Marini les a raillés avec raison; car il est prouvé d'une manière évidente par les témoignages des auteurs et des inscriptions que les anciens ont toujours honoré et estimé Junon plus que Minerve, bien que les artistes aient souvent placé celle-ci à droite et celle-là à gauche de Jupiter. » Bullettino di archeologia cristiana, 1868, p. 43. L'opinion du commandeur de Rossi et du savant épigraphiste Marini est d'ailleurs confirmée par les monuments. Le P. Garrucci, dans ses Vetri (pl. XVI, 7, et XXII, 8), a pubhé des fonds de coupe où l'on voit le Christ lui-même à la gauche de saint Paul, et la sainte Vierge à la gauche de sainte Agnès.
Quelques archéologues ont cru trouver une raison, plus subtile que fondée, de la droite donnée à saint Paul dans le fait que l'apôtre des gentils appartenait à la tribu de Benjamin; or, en hébreu Benjamin signifie fils de la droite. Sur une sculpture où le buste de saint Paul se trouve à la droite de celui de saint Pierre on a gravé le distique suivant :
CEDIT APOSTOLVS PRINCEPS TIBI PAVLE ; VOCARIS NAM DEXTRAE NATVS, VAS, TVBA CLARA DEO,
Saint Pierre, placé au côté du Sauveur, porte régulièrement sur l'épaule gauche une croix gemmée à longue hampe (fig. 199), qui fait évidemment allusion au genre de supplice enduré par le prince des apôtres. Quelquefois celui-ci reçoit, de la main droite, un volume déroulé que Notre-Seigneur lui présente. Dès la première moitié du siècle, il tient les clefs dans le pan de son manteau (fig. 199 et 264). Le plus ancien monument où on le voit avec cet attribut est la mosaïque du tombeau de Galla Placidia à Ravenne (vers 450).
Saint Paul est presque toujours représenté recevant du Sauveur un ou
deux rouleaux, symboles de la loi évangélique. Souvent aussi on a placé, derrière son image, un phénix sur un palmier. Le phénix est la figure de la résurrection future, que saint Paul a si courageusement prêchée aux gentils,
6. (Cft lÛ0Ue. Dès les premiers siècles les chrétiens ont employé la vigne comme symbole. Elle avait différentes significations.
A. Les fresques qui décorent les voûtes de quelques chambres sépulcrales des catacombes consistent dans d'élégants rinceaux de vigne au milieu desquels voltigent de petits génies ailés cueillant des grappes, et des colombes becquetant des raisins. Ces scènes de vendanges placées près des tombeaux figurent, sous une forme sensible, les délices du paradis céleste : les colombes sont les âmes des justes échappées de leur prison corporelle et envolées vers le ciel. Il n'y a rien qui doive nous étonner dans ce symbolisme de l'Église primitive : la grappe de raisins était, chez les juifs, le symbole de la Terre promise, parce qu'elle leur rappelait les beaux fruits que Josué et Caleb, envoyés par Moïse dans le pays de Chanaan, avaient rapportés suspendus à un bâton; à l'origine, les chrétiens adoptèrent le même symbole pour figurer la véritable Terre promise, qui est le ciel.
On doit attribuer la même signification aux ceps et aux rinceaux de vigne qu'on trouve sur un grand nombre de sarcophages de la période latine (voyez ci-dessus, fig. 200, 201 et 2o3). Les rinceaux se composent régulièrement, comme dans les exemples des fig. 201 et 2o3, de grappes alternant avec des feuilles. Le listel d'encadrement que porte l'ivoire de Tongres, reproduit ci-dessus, fig. igS, donne la forme la plus commune de ces rinceaux.
B. (( Je suis la vraie vigne, dit le Sauveur en s'adressant à ses disciples (S. Jean, XV), et mon Père est le vigneron; » et un peu après il ajoute encore : « Je suis la vigne, et vous en êtes les branches. » Les artistes de la période latine se sont efforcés de traduire ces paroles dans leur iconographie. Lorsque la vigne symbolise le Christ et l'Église, elle est régulièrement accompagnée d'un signe quelconque déterminant cette signification. Ce signe consiste dans le monogramme ou dans un vase ansé qui semblent donner naissance au pampre. La vigne ainsi employée renferme-t-elle, outre le symbohsme se rapportant à l'Église et à Jésus-Christ, son fondateur et son chef, une allusion indirecte à la sainte Eucharistie? Nous le croyons, 'car c'est sur les autels qu'on rencontre le plus souvent cette représentation symbolique.
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