‹ Éléments d'archéologie chrétienneChapitre 43 sur 69 · MONASTÈRES BYZANTINS · texte numérisé non relu

MONASTÈRES BYZANTINS

La vie solitaire ou érémitique fut la forme primitive de la vie religieuse. Les religieux, privés de tout commerce avec le monde, songèrent bientôt à rapprocher leurs cellules les unes des autres et à les grouper autour d'un oratoire commun. Ces réunions d'ermitages, où chaque religieux vivait séparément, à peu près comme les Chartreux d'aujourd'hui, reçurent le nom grec de /«ûpat, c'est-à-dire grandes rues ou réunions. Les premiers solitaires de l'Orient furent guidés par saint Macaire, saint Antoine et saint Hilarion ; saint Pacôme leur octroya une règle monastique, au moyen de laquelle il réussit à donner un ensemble à tous les éléments isolés de ce genre de vie nouvelle.

Cependant la vie commune ne tarda pas à prendre le dessus en Orient. Les nombreux moines qui se répandirent dans toutes les provinces orientales de l'empire acceptèrent, à la fin du IV^ siècle, la règle écrite par saint Basile, qui devint la base de la vie cénobitique (vie commune), lorsque s'établirent les monastères de l'église grecque ; on l'observe encore dans toutes les contrées de l'Orient et du Nord qui suivent le rite grec uni ou schismatique.

L'ensemble des constructions dans lesquelles on menait la vie commune portait le nom de p'iv'^pa, bergerie, et le supérieur celui d'archimandrite.

Il existe aussi des couvents de Grecs schismatiques, qui ont conservé leur aspect ancien. Les plus célèbres sont ceux du mont Athos, et les plus curieux ceux de la Thessalie qu'on appelle les Météores. Ces derniers sont perchés sur le sommet de rochers à pic, et l'on ne peut y monter que par des échelles mobiles ou par un filet de cordes que les moines relèvent au moyen d'un cabestan (i).

(i) Didron a donné, dans les Annales archéologiques, I, IV et V, une description très intéressante de ces couvents, accompagnée de gravures. Voyez aussi sur l'art du mont Athos Bayet, L'art bjy^^antin^ pp. 240-273.

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