ADDITIONS
Pag. On donne le nom de graffiio, au pluriel graffiti, (du grec
ypâ'^stv, écrire) à toute inscription, religieuse ou profane, placée furtivement par des visiteurs sur un monument, et tracée au charbon, au pinceau ou tout simplement avec la pointe d'un instrument quelconque. Pendant la période des visites pieuses, les pèlerins, mus par un sentiment de dévotion indiscrète, apposèrent souvent, sur les parois des catacombes, principalement dans les sanctuaires les plus vénérés, des graffiti consistant soit en leur nom, soit dans des invocations adressées au saint pour eux-mêmes, leurs parents ou leurs amis, vivants et défunts.
Pag. 171. Sous le nom âC Anastase le Bibliothécaire nous citons souvent le Liber pontificalis ou recueil des Vies des souverains pontifes, longtemps attribué à cet auteur, et qui a été publié, plusieurs fois, avec le titre de : ANASTASII BIBLIOTHECARH de vitis pontificwn. Après les savants travaux de M. l'abbé L. Duchesne sur le Liber pontificalis, il est hors de doute que ce recueil biographique appartient à plusieurs époques : la plus ancienne partie ou rédaction remonte au premier quart du VI^ siècle ; des additions furent faites ensuite, à différentes reprises, jusqu'au IX^ siècle.
Pag. 348-349. En parlant des chapelles castrales doubles, appelées par les Allemands Doppelkapellen, nous avons affirmé que la chapelle inférieure constituait le lieu de sépulture de la famille seigneuriale occupant le château. Depuis que nous avons écrit ces lignes, il nous a été donné de visiter et d'étudier les ruines intéressantes et pittoresques du château de Vianden, datant, en partie, du XIF siècle. Cette étude nous a pleinement convaincu que la chapelle inférieure ne servait pas de lieu de sépulture, mais qu'elle formait l'oratoire où se réunissaient, pour assister aux offices divins, les soldats de la garnison et les gens de service auxquels il n'était pas permis de pénétrer dans la partie du château renfermant l'habitation du maître. On n'ignore pas que, pendant le moyen âge, le seigneur était obligé de se mettre en état de défense contre ses subalternes; aussi, cette étrange existence de la noblesse féodale explique-t-elle le système de défiance dont tous les châteaux de cette époque ont conservé l'empreinte. A Vianden, on observe distinctement les traces d'une porte donnant primitivement accès à un esca-
lier menant du pied du château ou de la basse-cour, comme on disait autre*' fois, à la chapelle inférieure. Cette porte et cet escalier se trouvaient en dehors de l'enceinte du château proprement dit, à proximité de la grande porte d'entrée, et l'on montait à la chapelle inférieure sans avoir à franchir le seuil du château.
Mathias Bel, historien hongrois, qui écrivait vers lySS, atteste que, de son temps enclore, il existait, à Zôlyom (Hongrie), une chapelle double, dont l'étage inférieur servait à la domesticité : a Ad orientem, dit-il, sacellum )) est cultui destinatum divino, quod, perrupto pavimento, et cum imae )) partis fano conjunctum augustam refert aedem. Nempe superiorem aedis )> partent, quoties sacra fiebant, rex cum comitatu sibi familiari occupa- )) vit, cum infra residuum aulae vulgus consideret. » Notitia Hungariae^ II, p. 488.