‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 105 sur 384 · BONJFACE VIII PROMULGUANT LE JUBILÉ · texte numérisé non relu

BONJFACE VIII PROMULGUANT LE JUBILÉ

I. « Sur le devant d'un balcon, recouvert d'une tenture verte aux armes des Orsini, Boniface est debout entie deux clercs; à droite, on voit un quatrième personnage qui semble être un laïque. Un des clercs déroule un parchemin sur lequel se lisent les mots « Bonifacius episcopus »; c'est la bulle d'inauguration du jubilé qui va être lue solennellement du haut de la loggia, en présence du pape, à la foule assemblée sur la place. Nous donnant ainsi le portrait de Boniface \'III, ce fiagment serait précieux, s'il n'avait pas été aflreusement restauré. Un dessin grossier, conservé dans un manuscrit de l'Ambrosienne, a permis M. Mûntz de reconstituer l'ensemble de cette fresque. C'était une grande composition à deux étages qui représentait sur le balcon Boniface VIII au milieu de sa cour, et sur le sol de la place un grand nombre de personnages de toute condition, aux costumes varies, écoutant la lecture de la bulle. » J. Guiraud, L'Église et les origines de la Renaissance, p. lO-li.

LE MONASTÈRE ET LE PALAIS. lOI

ration dont est entourée aujourd'hui la « Scala santa »a commencé vers le XV® siècle et s'est développée surtout depuis Sixte V.

En arrière se trouvait un oratoire de St-Sylvestre où le nouveau pape, le jour de sa prise de possession, recevait les clefs du Latran. Il y avait encore deux autres oratoires célèbres : celui de St-Laurent, appelé « Sancta Sanctorum » à cause des nombreuses reliques qu'il renfermait, et celui de St-Nicolas reconstruit par Calixte II.

L'oratoire de St-Laurent occupait l'emplacement de la chapelle actuelle du « Sancta Sanctorum » (^). Le Liber pontificalis l'appelle « S. Laurentius in Palatio », parce que c'était la chapelle principale du palais, celle où le pape célébrait quand il ne descendait pas dans la basilique, une sorte de chapelle Sixtine du Lattran. On l'a toujours considéré comme un sanctuaire de reliques insignes. S. Grégoire le Grand y déposa celles qu'il rapporta de Constantinople, où il avait rempli les fonctions d' « apocrisiarius », de nonce apostolique. Il existe encore des restes d'une crypte souterraine ornée de peintures sous Honorius III, vers 1217; on y a fait des fouilles récemment (-). La chapelle, dans son état actuel, date d'Innocent III; elle fut restaurée sous Nicolas III par les marbriers romains, ainsi que l'atteste l'inscription :

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