‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 121 sur 384 · PORTE PRINCIPALE DE SI-PIERRE · texte numérisé non relu

PORTE PRINCIPALE DE SI-PIERRE

autels modernes, ceux par exemple de Ste Pétronille. de S. Léon IV, de S. Grégoire. Celui de l'empereur Othon II forme l'urne baptismale. La colonne de la chapelle- St-Léon.

qui porte une image très vénérée de la T. Ste \'ierge. provient aussi de la basilique constantinienne.

De l'ancien trésor il ne reste que bien peu de chose. On y peut remarquer la célèbre croix vaticane, travail du VP siècle, exécuté par ordre de l'empereur Justin II (565-578j dont le nom est gravé dessus (M l — un tableau en bois représentant le Sauveur entre S. Pierre et S. Paul; ce tableau n'a pas été fait par Constantin, comme on l'a dit quelquefois ; il est du IX*= siècle, porte des inscriptions slaves, et fut donné au tombeau de S. Pierre par SS. Cyrille et Méthode ; comme S. Cyrille s'appelait aussi Constantin, on voit d'où a dû venir la confusion (-) ; — enfin la fameuse relique de la Ste Face. Il semble qu'elle se rattache aux Actes apocryphes de S. Pierre. Quoiqu'elle soit certainement très ancienne, on n'en trouve pas mention dans les documents avant le XF siècle ; le premier qui en parle est Bernard de Soracte. Les reproductions qu'on en fait sont ordinairement fantaisistes ; sur l'original on ne voit plus guère ciue quelciues traces.

Non moins précieux que ces trésors sont le to:\IBEAU même de S. Pierre, la chaire et la statue de l'Apôtre.

Quand, au X\'P siècle, on démolit l'ancienne basilique, on eut soin de préserver l'autel et la confession. Mais lorsque ensuite on voulut édifier l'autel nouveau, les travaux de fondation amenèrent quelques dérangements dans le sol; il se fit une rupture, et plusieurs assisfants purent apercevoir la croix d'or placée par Constantin sur le sarcophage de l'Apôtre. Le pape Clément VIII, averti, s'y rendit avec les cardinaux Bellarmin et Antoniano ; il avait d'abord l'idée de faire pousser les fouilles et dégager le tombeau ; mais craignant peut-être de ne rien trouver par suite de quelque profanation, il laissa les choses dans l'état ; il fit même combler l'ouverture en y jetant une grande quantité de matériaux (^j.

1. LIGNO QVO CHKISTVS HVMANVM SVBDIDII' HOSTEM DAT ROMA IVSTINUS OPEM ET SOCIA DECOREM.

Cf. Borgia, De cruce Vadcana ex dono Justiiii Augusti, etc., Rome, 1779-

2. Cf. art. de Jelic, dans la Roinische Qiia>-lalsch>tft, 1892, p. 83 sq. et pi. \'.

3. Cf. ^ondinni, Nninisinata templi Vaiicatii, p. 149: — Borgia, Vaticana confessio B. Peiri principis Apostolorttvi, Rome, 1776.

124 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

L'état actuel de la confession a été décrit par Sarti et Settelle (1840). Plus récemment le P. Grisar a fait des recherches dont il a publié les résultats dans le tome I" de ses

CONFESSION DE ST-PIERRE (d'après le P. Gnsar).

Analecta romana {^). Le sarcophage est au-dessous de l'autel papal. Quand on a franchi la porte de bronze qui fait face

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