I. Cf. de Rossi, Inscript, christ., t. II, p. la, p
mosaïque étaient représentés offrant leur couronne à la T. Ste Vierge. L'arc triomphal porte encore cette autre inscription dédicatoire: XISTVS • EPISCOPVS • PLEBI • dei.
Il est certain qu'à partir de cette époque la basilique porta le nom de la T. Ste Vierge; c'est celui que lui donne le Martyrologe hiéronymien (5 août) : « Romae dedicatio basilicae S. Mariae. » Elle s'appela ensuite « Basilica Stae Mariae ad praesepe ». A quelle époque commença cette appellation? il est difficile de le dire. Ce qui est sûr, c'est qu'il ne lui vient pas de la relique de la crèche. Cette relique en effet n'a été apportée qu'au VII^ siècle; or le nom existait au moins au siècle précédent, puisque l'inscription de Flavia Xanthippa (^), dont la basilique possède une copie, le lui attribue (35*^ ligne) et en même temps fournit une trace d'indication consulaire qui ne peut être postérieure au VP siècle. Mgr Duchesne {^) pense que ce titre date de Sixte III. On peut croire que ce pape avait placé dans la basilique une reproduction, une imitation de la crèche, comme il y en avait une du sépulcre à Ste-Croix. Jean VII fit à St-Pierre et Grégoire IV à Ste-Marie-du-Transtévère une crèche de ce genre : « Sanctum f ecit (Gregorius IV) praesepium ad similitudinem praesepi Dei Genitricis ciuae appellatur Majoris » {^). A Ste-Marie-Majeure ce monument, appelé dans le même passage « caméra praesepis D. N. J. C. quod basilicae S. Dei genitricis connectitur », devait être dans un souterrain, et peut-être y entrait-il des fragments de tuf venant de Bethléem. Il est vraisemblable que c'est dans ce souterrain que se célébrait à Noël la première messe papale et qu'après la seconde, dite à Ste-Anastasie, la troisième était chantée à l'autel supérieur. Le souterrain, étant forcément de dimensions assez étroites, se prêtait aux crimes ; on comprend que Grégoire VII y ait été saisi après la première messe de Noël par les soldats de Cencio (1075) ; renfermé
1. Cette personne avait donné des terres aux bénéficiers des basiliques. L'inscription est fixée en face du tombeau du cardinal Gonzalvo, à gauche de la chapelle Sixtine.