‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 15 sur 384 · L ENCEINTE DE ROME. XXI · texte numérisé non relu

L ENCEINTE DE ROME. XXI

sont inconnus. Nibby les appelait, sans raison plausible, vrai et faux Aventin ; mieux vaudrait les nommer grand Aventin (Ste-Sabine, St-Anselme) et petit Aventin (Ste-Balbine, St-Sabas).

Le Janicule et les autres collines du Transtévère ne faisaient pas anciennement partie de la ville proprement dite.

Les vallées qui séparaient les sept collines étaient : la « Vallis Murcia », entre le Palatin et l'Aventin; le Vélabre, entre le Palatin, le Capitole et le Tibre (St-Georges in Velabro); la Suburra, entre le Quirinal et l'Esquilin Oppius; le <c Vicus Longus », entre le Quirinal et l'Esquilin Cispius (Via Nazionale) ; le « Vicus Patricius », entre le Viminal et l'Esquilin Cispius (\'ia Urbana) ; le « Campus Martius », en dehors de la vieille ville, dans la plaine qui s'étend entre le Capitole, le Pincio et le Tibre : cette régon était beaucoup plus étendue que le quartier qui porte actuellement le nom de Campo Marzo. ' ,

§ in. L'enceinte de Rome.

La muraille qui entourait Rome au temps de Constantin était de construction récente, Aurélien l'avait élevée dans la seconde moitié du III"^ siècle. Mais la ville avait eu auparavant deux autres enceintes successives, l'enceinte attribuée à Romulus et celle attribuée à Servius Tullius.

Avant Romulus, il y avait sur le Palatin un village de pasteurs albains. Le Capitole et le Quirinal étaient habités par des Sabins, l'Esquilin et le Viminal par des Étrusques. Le nom de Rome lui vint, suivant l'étymologie proposée par M. Guidi (\), du fleuve (« rumon » en ancien italique) qui coulait alors au pied du Palatin. Celui de Romulus aurait une origine analogue et signifierait le Romain par excellence. Le chef de pasteurs qui porta ce nom entoura son village d'une enceinte: ce fut la « Roma quadrata » (-). Les indications

1. Cf. Biillelt. archeolog: co/nnn., i88i, p. 63 sq., où il s'appuie sur Corssen.

2. Plus tard on donna aussi ce nom à une excavation, surmontée d'un autel {« Mundus »), dans laquelle se conservaient des objets jetés là par les Latins, les Sabins et les Etrusques, en signe de leur union.

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