‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 158 sur 384 · In vit. Zephirini {P. L., t. cxxvii, col · texte numérisé non relu

In vit. Zephirini {P. L., t. cxxvii, col

STE-PRISQUE. l8

tion d'un verre chrétien trouvé « inter antiquae ecclesiae rudera prope S. Priscam ».

Dans cette église se conserve aussi le souvenir d'une autre Ste Prisque, vierge et martyre. Elle a été appelée la protomartyre de l'Occident, comme Ste Thècle l'avait été d'Orient. Mais les Actes, qui placent le martyre de Ste Prisque sous Claude P"", confondent évidemment cet emi)ereur avec Claude II le Gothique. Ils sont d'ailleurs remplis d'épisodes merveilleux et in\Taisemblable5 : Prisque aurait été martyrisée et enterrée au X^ mille de la voie d'Ostie ; son tombeau, oublié ensuite, aurait été révélé à S. Eutychien qui aurait fait transporter le corps sur l'Aventin. Cela est tout à fait impossible: au IIP siècle il n'aurait pas été permis d'enterrer dans l'enceinte de la ville. On peut croire seulement que Ste Prisque mourut au IIP siècle, entre 238 et 270, et qu'une translation de son corps fut faite au IX^ siècle. Les Itinéraires mentionnent, au cimetière de Priscille, le tombeau d'une autre Prisque, probablement plus ancienne, dont le nom est joint à celui de Symetrius et qui devait être fêtée le 18 janvier. Il est probable que des relations existaient entre les deux. Le nom de Prisca se trouvait à la fois dans la famille de l'Aventin, dans celle de Pudens. et dans celle des Acilii Glabriones, comme l'ont démontré les découvertes faites au cimetière de Priscille.

Nous ne savons pas à quelle date précise fut construite l'église de Ste-Prisque. L'oratoire domestique fut sans doute transformé en oratoire public dès le I\'^ siècle, car au V^ nous voyons nommé le « titulus Priscae ». A la fin du VHP siècle, Hadrien P'' en restaura lé toit 0). Au moyen-âge, ce titre était abbaye privilégiée. Il fut desservi par des moines grecs jusqu'au milieu du XP' siècle. En 1063, Alexandre II le donna à l'abbaye de \'endôme, dont l'abbé dans la suite fut toujours cardinal de Ste-Prisque. Les Bénédictins le gardèrent jusqu'au X\''^ siècle ; il passa ensuite aux Franciscains, puis aux Augustins.

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