‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 159 sur 384 · I. Lié. pontif · texte numérisé non relu

I. Lié. pontif

Les restaurations successives ont notablement modifié l'église. La façade est moderne (elle porte le nom du cardinal Benoît Giustiniani et la dafe de 1600), ainsi que la confession. Les colonnes anciennes sont maintenant engagées dans des pilastres également modernes. On montre dans la confession un monument qui aurait de l'importance s'il était authenticiue : un vase en pierre dans leciuel on prétend que S. Pierre aurait baptisé ; en réalité ce n'est qu'un chapiteau creusé en forme de bassin, et son inscription bactismv SCI PETRI est du XI F ou du XIII«^ siècle. Elle prouve du moins la persistance de la tradition ciui rattachait à S. Pierre le christianisme des familles d'Aquila et de Pudens.

§ Vin. Ste-Sabine (').

Ste Sabine est fêtée le 29 août. Ses Actes, tout à fait légendaires (-), placent son martyre sous Hadrien et disent ciu'elle appartenait à une noble famille et fut enterrée sur l'Aventin. Ils font partie du même cycle que les Actes des SS. Alexandre, Eventius. Théodule, et de S. Hermès.

L'église de Ste-Sabine, encore aujourd'hui titre cardinalice, est certainement du \''^ siècle. Elle fut commencée sous Célestin 1" par un prêtre d'origine slave nommé Pierre, et terminée sous Sixte III vers 435. Le Liber pontificalis (*) ne mentionne que l'achèvement: « Hujus temporibus (Xysti III) fecit Petrus basilicam in urbe Roma sanctae Savinae ubi et fontem construxit. » Pierre était alors devenu évêque. La fontaine baptismale est un privilège exceptionnel concédé à Ste-Sabine ; jusque-là il était réservé aux grandes basiliques, sans préjudice des baptistères anciennement érigés dans quelques catacombes. Les colonnes qui furent employées, et qui subsistent encore, appartenaient à quelque monument de l'époque classique, vraisemblablement au tem-

1. Voir l'intéressante comparaison que le P. Grisar (S/orni dci fapi, vol. I, part. 2^, p. 396 sq. ) fait entre Ste-Marie-Majcure et Ste-Sabine.

2. Cf. Dufourcq, Les «o-esfa vtartyriun > romains, p. 1 64- 165.

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