‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 168 sur 384 · LA II- REGION. ]A · texte numérisé non relu

LA II- REGION. ]A

LA 11^ région ecclésiastique correspondait à la 11*^^, à la \'IIIc. à la X*^ et à la XI^ région civile, comprenant ainsi le Coelius, le Forum, le Palatin et, le grand cirque. Sur le Coelius nous avons à étudier les églises des Sts-Jean-et- Paul, de St-Grégoire, de St-Thomas-in-Formis, de Ste-Mariein-Dominica, de St-Étienne-le-Rond, et des Quatre-Saints- Couronnés.

Le Coelius était traversé par deux voies importantes : le « CluTis Scauri » et le « \'icus Capitis Africae ». La première, identique à la Via di S. Giovanni e Paolo, se détachait de la voie Triomphale et montait vers la place des Sts-Jean-et-Paul. On ne connaît pas le personnage qui lui avait donné son nom. Le « \'icus Capitis Africae » allait, comme la Ma délia Xavicella, de l'amphithéâtre Flavien à la Ma Appia ; il sortait des inurs de Ser\'ius Tullius par la « Porta Coelimontana » ou « Querquetulana ». Il y avait dans ce quartier un célèbre buste de l'Afrique romaine, surmontant peut-être l'entrée d'un collège fondé par Caracalla, qui était originaire de cette pro\'ince. On a en effet trouvé, près de la Xavicella, des inscriptions parlant des « paedagogi, vernae, pueri Caputafrecenses ». On peut voir au musée du Capitole une base dédiée en 198 à Caracalla par vingt-quatre « paedagogi ad Caput Africae ». Les jeunes pages élevés dans ce collège devaient passer ensuite à celui de la « domus Gelotiana », sur le Palatin, où a été relevé le fameux « graffito » blasphématoire.

Le monument le plus considérable de la II e région civile était le « Claudium » ou « Templum divi Claudii », dont le jardin des Passionnistes occupe l'emplacement. Il avait été commencé par Agrippine. Néron le détruisit pour y bâtir une fontaine et conduire 1' « Aqua Claudia » jusqu'au Coly-

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sée afin de faire un lac devant sa maison dorée ('). La construction du temple fut reprise par Vespasien (^). Sa façade regardait l'amphithéâtre ; en avant étaient les demi-colonnes et pilastres en travertin sur lesquels s élevée le clocher du XIV- siècle des Sts-Jean-et-Paul, et sur la Via Claudia les constructions en brique avec des niches où devaient être placées des statues.

Au midi, du côté de la villa Hoffmann, il y avait une caserne de soldats étrangers « castra peregrina », dont parlent plusieurs inscriptions {^) ; et la caserne de la V^ cohorte des pompiers, qui est également rappelée dans les monuments épigraphiques (*). Ce sont des officiers de cette cohorte qui ont dédié à Caracalla les deux bases placées à l'entrée de l'allée principale de la villa Hoffmann. Gruter a aussi copié, au X\'P siècle, « ad S. Stephani prope navicellam », des inscriptions analogues ; d'autres furent encore trouvées en 1735. Au miheu des « castra peregrina » s'élevait le « templum Jovis reducis » ; on offrait là des ex-voto au retour des \oyages heureux: la' « navicella » actuelle est une imitation d'un de ces ex-voto faite sous Léon X. Les matelots de la flotte de Misène, chargés du « velarium » du Colysée, avaient là aussi leur caserne, « castra Misenatium », tandis que le détachement de l'autre flotte, celle de Ravenne, logeait au Transtévère.

Dion Cassius (^) et le catalogue des régions mentionnent encore sur le Coelius le « Macellum magnum » {^). Il y avait à Rome deux grands marchés ; l'autre, le « Macellum Liviae », était sur l'Esquilin. .

Entre St-Êtienne-le-Rond. la Xavicella et l'hôpital militaire, s'étendait la maison de la noble famille des \'alerii. Incendiée en 410, elle fut retrouvée en 1554 et 1561. Le cardinal

1. Hic, ubi conspicui venerabilis Amphitheatri Erigitur moles, stagna Neronis erant.

Martial. De spectOiulis, IL

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