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temple de Claude, où se trouve la chapelle de St-Paul-de-la Croix, et une autre sur le « Clivus ^cauri ». La partie déblayée
L;i Maison des SS.Jeaa et Paul Mars anciens Basilioue actuelle
s'étendait entre le « cavedium » ou '< atrium » et le « Clivus Scauri » ; c'est moins de la moitié de la maison.
206 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
Cette partie renferme d'importantes peintures de diverses époques, les unes contemporaines des propriétaires ou à peu près, les autre peut-être antérieures, d'autres postérieures. En certains endroits un second enduit a recouvert l'enduit primitif.
Actuellement on descend de l'église à la maison souterraine par deux escaliers, qui partent, l'un du fond de la nef droite, l'autre de la chapelle de St-Paul-de-la-Croix. Ce dernier aboutit presque directement à un large corridor ou cryptoportique (M) ; près de là se trouve un autre escalier conduisant à l'étage inférieur et à la salle des bains (Q), que Ion voit, à droite du plan, terminée par une abside.
Si on prend le premier escalier (A), on arrive dans une grande salle communiquant, à droite, avec le « triclinium » (B). Celui-ci est décoré d'une frise représentant des oiseaux, des paons, et dix génies qui soutiennent des guirlandes de fleurs ; à la voûte, il y a une vigne. Une partie de ces symboles pouvaient être chrétiens et rappellent ceux des catacombes ; les génies, qui n'impliquaient pas une profession, de paganisme, étaient employés comme figures décoratives ; on les voit au cimetière de Domitille et sur beaucoup de sarcophages chrétiens.
En allant du « triclinium » vers le « Chvus Scauri », (à gauche du plan), on traverse deux autres salles, dont la dernière (C) a une porte sur la rue : c'est l'ancienne entrée secondaire de la maison. Si de là on tourne à gauche, en suviant le mur ancien, on voit, au delà d'une autre salle, une peinture représentant le Crucifix et les soldats qui se partagent les vêtements du Sauveur. Cette peinture est presque cachée sur la paroi d'un petit escalier (D*. Bien mieux conservée est la peinture qui orne le mur en face de la porte d'entrée de cette salle (E): les martyrs éponymes et des anges. Il devait y avoir là de petits autels que visitaient les pèlerins du haut moyen-âge. Une petite chambre, ou plutôt un corridor (F), communique avec cette salle ; elle donne accès, à gauche, à une salle peinte transformée en chapelle, d'où on passe immédiatement dans le « tablinum » (H), et par l'escaher
(I) qui part du fond du « tablinum », au lieu de la sépulture; — à droite, à une grande salle (K), au fond de laquelle un autre escalier (il n'est pas figuré sur le plan) monte aussi vers le lieu de la sépulture.
ORANTE DU Tablinum.
Le « tablinum » ou salle de réception (H) était au centre, dans l'axe de 1' « atrium ». Ses peintures sont chrétiennes.
208 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
La voûte, presque lentièrement écroulée, était ornée de lignes géométriques et de brebis figurant le troupeau du lx>n Pasteur. Deux personnages tiennent à la main un rouleau développé: ce sont des prophètes ou des évangélistes. Une orante, dans un coin, rappelle celle de la chapelle dite de la consécration d'une vierge, au cimetière de Priscille (i). Peutêtre au milieu de ces personnages y avait-il la figure de Notre-Seigneur. A la partie extérieure de la muraille, en détachant l'enduit, on a trouvé un autre sujet très ancien,. l'agneau près du seau de lait (^). Cette chambre a certainement eu une importance spéciale ; elle a pu être transformée en oratoire domestique, et c'est peut-être là que les deux .iiartyrs furent surpris en prières par Terentianus : «Qui ingressus invenit eos orantes », disent leurs Actes.
La sépulture des martyrs est à un niveau un peu plus élevé. Quand, sous Jovien, leur maison fut consacrée au culte, on isola le tombeau en l'entourant d'un mur percé de fenêtres qui permettaient d'apercevoir le sarcophage. Le puits formé par ce mur arrivait jusqu'au sol de la basilique supérieure, précisément à l'endroit où est fixée l'inscription du moyen-âge qui rappelle le martyre des SS. Jean et PauL Ce mur était décoré de peintures du IV^ et du V^ siècle. Il n'en reste que la partie inférieure, mais ielle est fort intéressante. Au fond, de chaque côté de la « fehestella », un personnage se tient debout. Au-dessous, devant un rideau, symbole du Paradis, un homme est dans l'attitude de l'orante; deux autres se prosternent à ses pieds. C'est évidemment un des deux. Saints locaux, vénéré peut-être par les fondateurs de la basilique, Pammachius et sa femme Paulina. Sur la paroi de gauche on voit une femme portant un vase, sans doute un vase de parfums qu'elle va déposer sur le tombeau des Saints ; une peinture analogue existe dans le cimetière de St-Hermès (^). Enfin une autre peinture représente d'autres martyrs qui, les yeux bandés, attendent d'être décapités par le bour-