Supr., p
M. de Rossi C-) pensait que cette inscription, dont il met en doute l'origine damasienne, avait été placée dans l'oratoire des Sts-Jean-et-Paul au Vatican ; mais le P. Germano la revendique pour l'église du Coelius, il croit avoir trouvé une partie du 3^ et du 4^ mot dans un petit fragment, placé aujourd'hui près du « martyrium », qui ne porte que les lettres
Les piètes autres que celles du martyre et de la sépulture furent pour la plupart comblées. Quelques-unes, qui restèrent ouvertes, furent décorées au X'= et au Xle siècle. De cette époque sont la peinture du crucifix et celle des martyrs ëponymes avec des anges.
Au XI le siècle, nouvelle et importante restauration, à laquelle appartiennent le portique actuel, la partie postérieure de l'abside, le clocher et quelques mosaïques. L'insscription suivante est gravée sur la frise du portique :
t PRESBITER ECCLESIE ROMANE RITE lOHANNES HEC ANIMI VOTO DONA VOVENDO DEDIT MARTIRIBVS CRISTI PAVLO PARITERQVE lOHANNI PASSIO QVOS EADEM CONTVLIT ESSE PARES
Le clocher, appuyé au temple de Claude, est d'un effet très pittoresque. Très élégante aussi la fausse tribune extérieure de l'abside ; c'est un bon ouvrage de la première Renaissance italienne. Après cette époque, le souterrain, tout à fait comblé, devint inaccessible. Mais c'est au XVI^ siècle seulement (1588) que les corps des SS. Jean et Paul furent transportés dans l'église supérieure, et que sur le puits fermé fut tracée l'inscription qui seule, depuis lors, attesta l'emplacement du lieu du martyre :
LOCVS MARTYRII SS. lOHANNIS ET PAVLI IN ^DIBVS PROPRIIS
En 1677, le cardinal Howard les mit sous l'autel majeur. L'urne de porphyre qui les renferme maintenant, une
I. Inscript, christ., t. II, p. I», p. 274. Cf. Ihm, Damasi epigrainmata, p. 59.
212 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
ancienne baignoire de quelques thermes, fut placée là par le cardinal Paolucci, en 1725 (^).
§ II. St-Grégoire (^).
L'église de St-Grégoire, suivant une très ancienne tradition, a été construite sur l'emplacement même de la maison paternelle de ce grand pape. Grégoire appartenait à l'illustre famille des Anicii ; son pvère, Gordien, était petit-fils du pape Félix III; sa mère, Sylvia, possédait une maison sur TAventin, près de St-Sabas. Jean Diacre (^) et Paul Diacre (* . au IX^ siècle, mous ont laissé l'histoire de sa vie; c'est sur ces biographies qu'ont travaillé les Bollandistes et les Mauristes. M. de Rossi (^), après Bosio c^}, a publié une inscription de St-Paul-hors-les-Murs qui rappelle plusieurs des ancêtres de S. Grégoire.
Après avoir étudié le droit, parcouru toute la carrière des honneurs, jusqu'à la préfecture de la ville, — « Ego quoque tune urbanam praefecturam gerens » (^), dit-il lui-même, — Grégoire se consacra à une vie de pénitence et de solitude; il fonda plusieurs monastères en Sicile, et un autre dans sa propre maison, sous le vocable de St-André. Pelage II
1. Il y a dans le voisinage des Sts-Jean-et-Paul un petit édicule chrétien dont il faut au moins faire mention. C'est un oratoire construit dans une des niches des substructions qui portaient le temple de Claude, du côté de la Via Claudia, i Le pape P"ormose l'avait dédié à S. Laurent, et on l'appelait « S. Laurentius ! super Clementem ». Paciaudi {De sacris christiaiwrtim balneis, Rome, 1758) ( nous a laissé la description des peintures dont il était orné. Elles représentaient j le Sauveur donnant la loi à S. Paul, Formose (formosv) et Michel, roi des Bulgares, S. Laurent et S. Hippolyte. Elles prouvaient donc l'existence à cette époque de relations entre le St-Siège et les peuples slaves, et avait par conséquert une réelle importance historique. L'image de Formose avait été endommagée et son nom en partie gratté, sans doute à la suite de la « damnatio memoriae » que lui avait infligée son successeur Etienne VI.
2. Cf. Grisar, Storia dei papi, vol. I, p. \\\^ ; — Gibelli, Memorie storiche ed artistiche delfanlichissima chiesa abbaziale dii SS. Andréa e Gregorio al clivo Scaiiro sul monte Cclio, Siena, 1888.