Aila SS., juin, VII, p
point qu'ils mettaient à cet endroit le Forum romain, au lieu de le placer à l'endroit qui était alors le « Campo vaccino » (^).
.^ X. L'Ara caeli (^).
Sur le Capitole les anciennes légendes nous montrent un petit village dont la fondation était attribuée à Saturne, ce qui lui fit donner le nom de Saturnia, et à la colline celui de « Mons Saturnins» (^j. Le temple de cette divinité, au pied du Capitole (nous voyons encore dans les huit colonnes ioniques des ruines de celui du IIL" siècle ap. J. C), aurait donc été le premier élevé à Rome. Le Capitole était occupé par les Sabins, tandis que les Latins habitaient sur le Palatin, et les Étrusques sur l'Esquilin. Étymologiquement le nom de Capitole doit dériver, non de « caput Oli », comme on l'a pensé autrefois, mais de « capitalis », et ce nom lui fut donné parce que le sanctuaire de Jupiter Capitolin, dédié aux trois grandes divinités, Jupiter des Latins, Junon des Sabins, et Minerve des Étrusques, en faisait la principale colline de Rome. Il faut distinguer sur le Capitole les deux sommets et la partie centrale ; sur celle-ci étaient un petit bois sacré, le temple de Jupiter Feretrius et le « tabularium » ou palais des archives. On a beaucoup discuté sur l'emplacement du temple de Jupiter Capitolin. Le P. Donato (X\'II^ siècle) le mettait sur le sommet méridional, où est maintenant le palais Caffarelli. Après lui. l'opinion générale des topographes fut qu'il se trouvait sur l'autre sommet. Aujourd'hui, surtout après les travaux de 'SI. Lanciani, on est revenu à l'opinion du P. Donato. De fait Tite-Live nous rapporte qu'une pierre, s'étant détachée du Capitole, tomba sur le « vicus Jugarius » et tua plusieurs personnes : or le « vicus Jugarius » était au midi de la colline. Le « clivus Capitolinus », par lequel montaient les triomphateurs, et dont on a reconnu la direction, partait du temple de Saturne et se dirigeait vers le Monte Caprino. L^n document du XIP siècle, parlant du temple de
1. Cf. Cancellieri, Notizie del Carcere Tulliano ora Mamertino, 1855.
2. Cf. Casimiro, Meinorie istoriche dclla chiesa e convento di S. Maria in Ara caeli. Roma, 1845.