MARTI AS
•QVINQVIES
PC DN IVSTINI fP
AVG • IND QVARTA
importance exceptionnelle, si 1 inscription n'a pas été apportée d'ailleurs : il prouverait que dès le A'I^ siècle, on enterrait dans Rome même et jusque sur le Forum, ce que personne ne soupçonnait jusqu'à présent.
Un siècle après Paul P', Léon IV bâtit une nouvelle église, S. Maria Nova, « basilicam B. Dei Genitricis quae olim antiqua vocabatur, nunc autem sita est juxta viam sacram >/, nous dit le Liber PontificaUs dans la vie de son successeur Benoît III. On dut transférer là le titre et les services de S. Maria Antiqua. L'emplacement de cette dernière en effet était humide, malsain, mal choisi pour une diaconie, qui comprenait toujours un hospice, un dispensaire, etc. C'est ce qui exphque que les plus anciens documents (XP siècle) de Ste-Françoise, publiés par le P. Lugano (^), donnent toujours à celle-ci le titre de «S. Alaria olim antiqua nunc autem nova «.Toutefois, S. Alaria Antiqua ne dut pas être complètement abandonnée : les Mirahilia du moyen-âge placent à cet endroit une église de St-Antoine, et nous voyons dans
I. 5. Maria olim antiqua nunc noz-a al Foro romano, Roma, 1900.
202 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
r « atrium » de la basilique une peinture représentant l'ensevelissement de ce Saint. Le vocable de S. Maria de Infemo était aussi sans aucun doute un souvenir de cette basilique. Le nom de S. Sylvestre in lacu n"est pas ancien ; cependant l'image de S. Sylvestre se retrouve plusieurs fois dans les peintures de la basilique. Au XIV^ siècle, l'auteur dun catalogue des églises de Rome dit de S. Maria de Inferno: « Non habet servitorem. » Au XV^ siècle, elle fut remplacée par Ste-^Iarie-Libératrice, que Jules III, en 1550, donna aux Oblates de Tor de' Specchi, et que le cardinal Lante restaura en 1617.
Le P. Grisar pense qu'un monastère habité par des moines grecs et latins était érigé dans la grande salle du palais de Caligula voisine de la basDique : on y a en effet remarqué les figures de S. Basile et S. Benoit, deux Saints fondateurs d'Ordres ; et il croit reconnaître dans les murs la place des poutres qui soutenaient les planchers et les murs de séparation des cellules.
Du Forum nous passons au Palatin.
§ XVI. St-Césaire-in-Palatio.
La région du Palatin iRegio X<^: Palatium) était la plus petite de toutes les régions civiles, puisqu'elle ne comprenait que les trois sommets de cette colline, le Palatium (près de St-Bonaventure), la \'elia vprès de la voie Sacrée'» et le Germains près du Vélabre). Mais elle renfermait un grand nombre de monuments de l'époque républicaine et de l'époque impériale. De l'époque républicaine: l'autel du Génie de Rome, dédié à une divinité dont on ignorait le sexe, « seu deo seu deivae sacrtun »; il se trouvait devant une entrée de la Rome carrée, il est maintenant à droite de l'entrée actuelle du Palatin ; — le temple très ancien de la Victoire, du côté du Forum, près du « clivus Victoriae » qui partait de la « Porta Romana » ; — le temple de Cybèle, bâti sur le Germains au moment de la seconde guerre Punique, pour conserver la pierre noire que l'on croyait