‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 217 sur 384 · Tacite, Aitit., XII · texte numérisé non relu

Tacite, Aitit., XII

268 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

monuments qui ornaient le Forum, il reste encore, près de St-Georges, Tare de « Janus quadrifons », sorte de galerie couverte dont aucune inscription ni aucune médaille ne nous a révélé Torigine, mais que son style permet d'attribuer au II I^ siècle; et Tare honoraire dédié à Septime-Sévère et à sa femme Julia Pia par les orfèvres et marchands du quartier, « argentarii et boarii hujus loci ». On peut penser que cet empereur avait fait bâtir cette galerie pour leur commodité, et qu'ils voulurent lui en témoigner leur reconnaissance.

Le plus ancien souvenir que nous ayons d'une église au \'élabre est l'inscription d'un lecteur du V^ siècle (461 ou 482) : « Locus Augusti lectoris de Belabru (^). » Mais le titre lui-même n"y étant pas nommé, il n'est pas absolument sûr qu'il s'agisse de St-Georges. L'église de St-Georges dont parle S. Grégoire le Grand dans une de ses lettres (-) est plutôt St-Georges-de-Palerme que St-Georges in '\''elabro. Nous trouvons une mention plus précise sous Léon II (682): c'est à cette époque que, sous l'influence byzantine, le culte de S. Georges dut s'introduire à Rome. La légende de ce martyr est très confuse : ce serait un soldat de Cappadoce mis à mort sous Dioclétien. S. Georges et S. Conon étaient les protecteurs des milices de Byzance ; Bélisaire, au VI^ siècle, quand il restaura les murs de la ville, plaça leurs noms au-dessus de la porte de St-Sébastien :

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D'après le Liber pontificalis, Léon II construisit cette

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