CAMPANILE DE
COSMEDIN.
VIR PROBVS ALFANVS CEKNENS QVIA CVNCTA PERIRENT HOC SIBI SARCOFAGVM S lATVlT NE TOTVS OBIRKT FABRICA DELECTAT POLLET QVIA PENITVS EXTRA SED.MONET I NTEKIVS QVIA POST H AECTRISTI A RESTANT
Sous Boniface VIII, son neveu le cardinal Gaetani orna l'autel de son tabernacle gothique, œuvre d'un Cosmas(ADEODATVS COSMATVS); et un marbrier du nom de Pascal, peut-être le même frère dominicain dont on trouve les œuvres à ^'iterbe. exécuta le candélabre :
VIR PROBVS ET DOCTVS PASCALIS RITE VQCATVS SVMMO CVM STUDIO CONDIDIT HVNC CEREVM.
Les restaurations ])ostérieures, surtout celle du cardinal Albani ri718), ne firent que gâter l'église. Au XVI P siècle, elle était devenue si humide, que les chanoines produisirent un certificat de quatre médecins attestant qu'ils ne pouvaient demeurer au chœur plus
STE MARIE-IN-COSMEDIN
d'une heure et demie. Le cardinal di Ruggiero ayant eu, en 1889, l'idée de rendre à la basilique sa forme primitive, fit rédiger un mémoire par l'auteur du présent ouvrage et le
BUSTK DE PROPHETE
transmit au ministère ; la Société des architectes s'est chargée du travail, qu'elle a en effet mené à bonnç fin, remettant l'église telle à peu près qu'elle était au XII« siècle.
On peut signaler à Ste-Mahe-in-Cosmedin trois monuments qui n'ont aucun rapport avec l'église: la célèbre « bocca délia verità », une inscription du IX« siècle, et un fragment de la mosaïque de Jean VII. La tête en marbre
l'adoration des mages. FRAGMiiNT DE MOSAÏQUE DE JEAN VII.
appelée « bocca délia verità » est une œuvre de l'antiquité classique ; elle devait fermer un puits sacré, « puteal », peutêtre celui de Mercure qu'Ovide {^) indique non loin de la