Vitruv., III, 3 ; — Tacit., Ami., II
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Sixte I\' fit démolir. D'autre part, ce n'est pas de ce monument que proviennent les colonnes de l'église. Elles appartenaient plutôt au temple de Cérès, rebâti sous Tibère ; elles ne sont d'ailleurs pas à leur place primitive, comme on l'avait cru jusqu'à ces derniers temps. Le temple n'a donc pas été converti directement en église chrétienne ; en effet il y eut
TEMPLE DE MUTUTA OU DE PORTUMXUS. (S. Maria del Sole.)
d'abord là, après l'édit de Théodose, la « statio annonae » ou bureau de l'administration du blé, voisin des « horrea publica ». Dans la dernière restauration, faite par la Société des architectes, on a remarqué des arcades décorées de basreliefs en stuc tout à fait comparables à ceux de la Platonia, qui sont certainement du V^ siècle. De fait c'est près de l'église qu'a été trouvée, au XVIIP siècle, une base de statue
dédiée à Constantin par le « praefectus annonae » FI. Crepereius Madalianus {^).
Une église dut être érigée en cet endroit dès le \'P siècle. Elle est mentionnée par le Liber pontificalis et par ritinéraire d'Einsiedeln. qui l'appellent « Ecclesia Graecorum ». Le quartier en effet fut, à l'époque byzantine, peuplé de Grecs que leur commerce attirait près du port. Au \'IIP siècle, cette église était certainement une diaconie : il était naturel d'établir les serWces charitables d'une diaconie précisément dans Tancienne « statio annonae ». Hadrien I" Tagrandit; comme il y avait derrière un grand monument qui menaçait de s'effondrer et de l'écraser, le Temple de Gérés et Proserpine. le pape le fit abattre, et les pierres carrées de cet édifice furent utilisées pour l'abside de l'église, où on peut encore les distinguer. A la nef unique de la « statio annonae » Hadrien en ajouta deux autres, audessus desquelles il fit le « matroneum >\ La belle décoration exécutée alors valut à l'église le nom de Cosmedin (y.o'7'j.c~.y'. On peut voir dans cette église un fragment d'inscription portant le nom HADRIANVS pp et le dessin d'arcades qui représentent peut-être l'édifice restauré. La confession doit dater de la même époque ; elle a la forme d'une petite basilique souterraine et renferme les corps de plusieurs Saints tirés des catacombes; une inscription du moyen-âge nomme entre autres cette Cyrilla « uxor Decii » que les pèlerins, auteurs des Itinéraires, ont vénérée dans le cimetière de St-Hippolyte.
Au IXe siècle, Nicolas P"" entreprit une restauration, qui porta principalement sur le portique. Au XP siècle furent exécutées des peintures, dont les bustes de prophètes dans l'abside sont un reste, et la décoration extérieure de la porte, due à un artiste v-énitien : iohaxnes de venetia me fecit. Au commencement du XII^ siècle, sous le pontificat de Calixte II 1119-1124 , nouvelle restauration, ou plutôt trans-
I. On peut rapprocher cette inscription de celle, relevée nécemment au Forum, rappelant aussi une statue dédiée à Constantin près de la A statio aquarum f>.
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formation à peu près complète de l'église. La forme actuelle, romane, n'esc donc pas, comme l'a cru Crescimbeni, celle que
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lui avait donnée Hadrien I^r. A cette époque remontent le portique actuel, le « presbyterium », le beau campanile, la chaire, l'autel, les peintures bibliques dont plusieurs scènes demeurent visibles. M. Giovenalc a reconnu que 1 "église avait un plafond : la charpente du toit dans les basiliques n'était donc pas toujours apparente, comme on le croyait jusqu'à présent. Tous ces travaux, nécessités sans doute par les ravages de Robert Guiscard, s'accomplirent sous la direction d'un certain Alfanus. Le nom de ce personnage est inscrit sur les cancels qui précèdent l'autel: ALFANVS FIERI TIBI FECIT VIRGO MARIA — ET GENITRIX REGIS SVMMI
PATRis ALMA SOPHYA. Son tombeau, placé sous le portique, a la forme d'un tabernacle surmontant un sarcophage ; une peinture représente la T. Ste \'ierge entre deux papes qui sont probablement Gélase II et Calixte II; et on lit l'inscription: