Galba
Élém. d'archéol. chrét. — III. 25
suivant le scholiaste d'Horace (0, il y avait aussi là des tombeaux: « Hinc Esquilina porta Romae dicitur ad Sessorium ubi certus erat locus sepulcrorum. » La porte elle-même était parfois appelée « Porta Sessoriana ». Comme on ne trouve jamais de nom de famille analogxie, on peut penser que celui-ci dérivait de « consessus », tribunal. Au nord de ce lieu passait l'aqueduc de Claude prolongé par Néron pour porter l'eau jusque sur le Cœlius. Les ruines voisines, appelées arbitrairement Temple de Vénus et de Cupidon, doivent être des restes du « Sessorium ». Près de là étaient les « tbermae Helenianae », comme nous l'attestent deux inscriptions trouvées en cet endroit. L'une est au Vatican, dans la salle à croix grecque, au-dessus du sarcophage de Ste Hélène :
D • N • HELENA AVG • MAT...
AVI A • BEATISS
THERM (as incendio d) estrv ^ctas restituit) (-).
L'autre est gravée sur une base de statue conservée dans la chapelle souterraine de Ste-Croix-de-Jérusalem.
DOMINAE NOSTRAE- FL • IVL HELENAE PIISSIMAE • AVG • GENETRICI • D N • CONSTAN TINI MAXÏMI VICTORIS CLEMENTISSIMI -SEMPER AVGVSTI AVIAE CONSTAN TINI ET CONSTANTI BEATIS SIMORVM AC FLORENTIS SIMORVM CAESARVM IVLIVS MAXIMILIANVS • V C • COMES PIETaTI EIVS SEMPER DICATIS.
Il est vraisemblable que le « Sessorium » était réuni au Latran et aux jardins de l'Esquilin, que Ste Hélène y avait son habitation, et qu'il suffit de transformer la basilique du palais pour en faire une église : « Eodem tempore fecit Con-