‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 265 sur 384 · C. I. L., VI · texte numérisé non relu

C. I. L., VI

stantinus Augustus basilicam in palatio Sessoriano ubi etiam de ligno sanctae crucis Domini nostri Jesu Christi posuit» iV*. L'empereur dota cette église des terrains qui Tentouraient, « omnia agrorum juxta ipsum palatium ». Elle fut décorée au V^ siècle par Placidia et Valentinien III; Pierre Sabin a copié une inscription qui rappelait ce travail (-). A cette même époque, son nom de Jérusalem était remplacé par celui de « basilica Heleniana ». S. Grégoire le Grand en fit un titre, qui succéda à celui de Nicomède. Elle fut ensuite restaurée par Grégoire II (720), par Benoît VII qui y érigea un monastère ('975. Dans de nouveaux travaux, en 1492, on trouva l'ainsi dit titre de la croix. Enfin Benoît XIV la transforma et en fit Féglise actuelle, qui n'a plus de l'ancienne que les colonnes et une partie du pavé en mosaïque. Le tabernacle ancien portait cette inscription, attestant qu'il était Loeuvre des marbriers romains Jean, Ange et Sasso (1148):

-{- Tegmentvm istvd ^'baldvs fecit fieri

Cardiqvenalis vir prvdens clemens

Discertvs • et • spiritvalis -|- Johannes de Pavlo cvm fratribvs svis

Angelo et Sasso hvivs operis magestri

Fecervnt Rome

L'église était une dépendance du palais pontifical, et elle était consacrée à la Passion du Sauveur, comme Ste-Marie- Majeure à sa Nativité et à sa Résurrection, le Latran à son Ascension. C'est là que se célébraient les grands offices du Vendredi-Saint. Le pape, les cardinaux, une grande foule de peuple, s'y rendaient pour vénérer la Croix. Un document du \'IIP siècle, copié en appendice dans le manuscrit d'Einsiedeln, nous donne la description de ces cérémonies, et certainement il représente une liturgie antérieure à l'époque à laquelle il fut rédigé (^). Aujourd'hui encore l'église a conservé la station du Vendredi-Saint.

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