ROMANE ECCLESIE IVDICIISQVAE PATRUM
GAVDET AMANS PASIOR AG.MINA CVNCTA SIMVL
HICCAE MONASTERIVM STATVIT MONACHOSQ ■ LOCAVIT.
QVI LAVDES DNO NOCTE DIEQVAE CANANT
CONFOVENS VIDVAS • NECXON ET INOPESQ PVPILLOS
VT NATOS PROPRIOS • ASSIDVE REFOVENS
INSPECTOR TVMVLI COMPUXCTO DICITO CORDE
CV XPO REGNES • O BENEDICTE DO D • X • M • IVL IX APLA.
SEDE RESIDENS • VIIII • ANN • OBIIT AD XPM INDIC • XII.
Les nefs ne renferment plus rien d'antique, sinon les colonnes et le pavé. On attribue à Giotto la grande peinture de l'abside, qui représente le Sauveur et des épisodes de l'invention et de l'exaltation de la Croix; certainement elle a été très retouchée à une époque très postérieure. Le clocher garde encore sa forme du XI P siècle.
On peut voir à côté V « amphithéatrum castrense » (Jer siècle) englobé plus tard dans l'enceinte d'Aurélien.
§ X. Sts-Pierre-et-Marcellin.
L'église urbaine des Sts-Pierre-et-Marcellin a beaucoup moins d'importance que la basiUque cimitériale du même nom bâtie par Constantin sur la voie Labicane. Elle était à côté d'un temple du culte isiaque. La première mention que nous en avons remonte au temps de S. Grégoire le Grand (i). Il semble qu'elle devint titre en même temps que Ste-Croix-de-Jérusalem, et que ces deux nouveaux titres se
r. Cf. Grisar, Storia cii Ronia e dti papi, t. I, pag. 254.
partagèrent les habitants appartenant à l'ancien titre de Nicomède ou à celui de « Matthaeus in Mcrulana.
Dans des fouilles faites sous la confession en 1750, on trouva un fragment avec le nom du pape Sirice:
NATAL SIRICI + PAPAE
ECCLESLAE RIQVE • OR //////
Et un autre : SVMPTV^ - PROPRIO • FECIT
M. Armel) ini en a conclu que l'église existait dès le IV"^ siècle; mais rien ne prouve que ces fragments n'y furent pas apportés d'ailleurs. Le Liber pontificalis parle d'une restauration sous Grégoire III (732): « Fecit de novo ecclesiam SS. Marcellini et Pétri prope Lateranum. » Au IX^ siècle, elle hérita des privilèges de l'église suburbaine abandonnée après l'enlèvement des corps saints par des pèlerins allemands 0). Elle a été presque entièrement refaite sous Alexandre IV au XIIP siècle, et restaurée au XYIII^ par Benoît XIV. Dans ces environs dev'ait être un titre appelé de Fullonica, absolument inconnu, et dont le nom nous a été révélé tout récemment par une inscription, retrouv'ée dans le cimetière de St-Calixte.
I. Cf. Notions générales, p. 104 ; Itinéraire des catacombes, p. 210.
Ct)apitre Ijuitième