STE-MARIE-NOUVELLE
toire près du temple de Romulus (0- C'est seulement vers le XIV^ siècle que la pierre vénérée fut transportée à Ste- Marie-Nouvelie ou Ste-Françoise.
§ III. Ste-Marie-Nouvelle.
Après l'abandon de Ste-Marie-Antique, Léon IV construisit St^ Maria Xova dans le temple de \'énus et Rome. La voie Sacrée passait primitivement à cet endroit. Le temple double (oôvaoç) de \'énus et Rome fut commencé par Hadrien en 121 et dédié en 134 ou 135 à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de Rome. On y a relevé des médailles avec les inscriptions ANN • DCCCLXXIV* • NAT • VRB • P • CIR • CON (« publiée circenses constituti ») et VRBS • ROMA • AETERNA S • C, et des briques avec les dates consulaires de Paetinus et Apronianus (123) et de Servianus III et \'aro (134). Les lois de Théodose fermèrent le temple, mais le laissèrent subsister. En 625, le pape Honorius enleva la toiture décorée de bronze, nouv^elle preuve qu'à cette époque il n'y avait pas encore là d'église chrétienne. Elle date du temps de Léon IV (IX*^ siècle.)
Dans ce temple abandonné et sans toiture fut érigée S. -Maria-Nova. Léon IV n'eut pas le temps de la faire orner de peintures : « picturis eam minime decoravit ». Ce fut l'œuvre de Nicolas I*^"", son second successeur. Alexandre III (1161) la transforma et fit élever le clocher.
Il y avait à côté la célèbre « turris chartularia », qui devait se rattacher au palais des papes sur le Palatin, et qui renfermait les archives. Elle fut au moyen-âge propriété des Frangipani. Pie Vil fit détruire ce qui en restait encore, afin de dégager l'arc de Titus ; il n'en subsiste plus que quelques ruines.
L'église fut restaurée par Honorius .III (1216), puis par Paul V (1615), qui construisit la façade. Il y a encore dans le pavé quelques traces d' « opus » des Cosmates. Le « presbyterium » est élevé, comme dans plusieurs anciennes basili-
I. Cf. Duchesne, Le Forum chrétien, Rome, 1898. Après cette publication on a ccnstaté que cette église n'avait rien à faire avec S. Maria Antiqua comme on prétendait.
Élém. d archéol. chrét. — III. a6
ques. Les mosaïques de l'abside ne forment qu'une partie de celles qui décoraient autrefois l'église. Ciampini les rap-
portait au temps de Nicolas I" (IX^ siècle); M. de Rossi les attribue avec raison au XI I^ siècle, au temps d' Alexandre III. Ce qui en reste représente la T. Ste Vierge au