‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 287 sur 384 · Nuov. buUett., 1900, p · texte numérisé non relu

Nuov. buUett., 1900, p

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figure de la Jérusalem céleste) et rapprochent cette scénographie tant de la mosaïque de Madaha que de la description faite par Ste Sylvie dans sa Peregrinatio. On le voit, l'interprétation reste douteuse; il semble plus naturel d'y voir des monuments romains, mais les preuves absolues font défaut. La chapelle de St-Pierre, à gauche de l'abside, avait aussi des mosaïques, nous en avons parlé; mais depuis la restauration du XVfe siècle il ne reste plus rien d'ancien que le pavé. Il y a sous l'autel une planche qui serait, suivant la tradition locale, l'autel de bois sur lequel S. Pierre célébrait. Au mur de droite est fixée l'inscription du pape Sirice:

SALVO SIRICIO EPISCOP ECCLESIAE SANCTE ; au mur de

gauche, la suite de cette inscription: ET ILICIO LEOPARDO; et une épitaphe très intéressante à cause du nom de la défunte, Cornelia Pudentianetis : elle aurait été apportée « ex coemeterio SS. Martyrum », c'est-à-dire probablement de quelque catacombe :

CORN • PVDENTIANETI BENE • M • Q ■ VIXIT AN XLVII D I VAL • PETRONIVS MAT • DVLC • IN PACE

Au-dessous du texte, un buste de femme fortement retouché dans les temps modernes. Une autre inscription voisine rappelle la restauration exécutée au temps de Grégoire VII:

TEMPORE GREGORII SEPTENI PRAESVLIS ALMI PRAESBYTER EXIMIVS PRAECLARVS VIR BENEDICTVS MORIB - ECCLESIAM • RENOVAVIT FV^NDITVS ISTAM QVAM CONSECRARI SACER IDEM CARDIQNALIS. EIVSDEM SANAE FECIT SVB TEMPORE PAPAE AVGVSTI MENSIS SEPTENIS NEMPE KALENDIS NOMINE PASTORIS PRAECVRSORISQ lOHANNIS,

Suit un catalogue des reliques déposées là par le même

STE-PUDENTIENNE.

cardinal; on peut y noter celles de plusieurs maxtiTS connus :

NEC MINVS HERMETIS • PREFECTI MARTIRIS VRBIS ET TRANQVILLINI MARCI MARCELLIQANI.

On peut remarquer en outre, dans la chapelle à droite de labside, un beau fragment de sarcophage du lY'^ siècle semblable aux sarcophages de la résurrection que possède le Musée de Latran {^); dans la chapelle Gaetani, lancienne chapelle de St-Pasteur, des pierres se rattachant à un miracle eucharistique analogue à celui de Bolsena; enfin dans le monastère (-,), un oratoire orné de peintures du XII*^ siècle représentant l'Agneau divin avec S. Pierre et S. Paul, Ste Praxède. et Ste Pudentienne, un baptême.

Dans les fouilles récentes (1895' faites par les soins du ministère de l'instruction publique et sous la direction de M. Boni, on retrouva sous l'église cinq grandes salles ou galeries ornées de pilastres et d'arcs. C'est une construction en briques très soignée, semblable à celles du I^"" siècle; le plan est très régulier; vers le fond on remarque deux pavés en mosaïques superposés; certaines chambres ont été revêtues d'un enduit sur lequel furent tracées des lignes géométriques décoratives. On peut y reconnaître un édifice monumental, sans doute les thermes de Xovat, d'autant plus qu'il reste des traces de « specus ;> pour amener l'eau. Cet édifice devait d'ailleurs être réuni à la maison de Pudens, et le titre chrétien a pu facilement être érigé dans une salle des thermes. Il y a dans une niche élevée de la dernière chambre des traces d'une peinture chrétienne du \'I- ou du VI I^ siècle: un personnage, Pierre ou Pudens — le nom se lit difficilement, le t)-pe serait plutôt celui de S. Pierre, — entre Ste Praxède et Ste Pudentienne. Il est possible qu'il y ait encore en cet endroit des souvenirs très précieux pour l'histoire des origines de l'Église romaine : il serait donc fort désirable que l'on y continuât les fouilles.

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