Cf. Éléments, t. I, p
2. Annellini, Chiese,2^ kà., p. 195, a donné une description de ces peintures.
§ IV. St-Laurenl-in-Panisperna.
Les Actes de S. Laurent placent son martyre près des Thermes d'Olympiade. Des fragments de mosaïques représentant des poissons, découverts près de St-Laurent-in-Panisperna et transportés au Musée du Capitole, peuvent en effet provenir detablissements thermaux. Il y aurait ainsi analogie entre le martyre du saint diacre et celui de Ste Agnès, qui eut, elle aussi, à souffrir près d"un édifice de ce genre, les thermes d'Alexandre Sévère. L'indication topographique des Actes est précisée par Tltinéraire d'EinsiedeIn, qui au A'IIIe siècle place ici l'église « S. Laurentii in Formoso ubi assatus est ». Ce qualificatif « in Formoso » lui vint, ou de sa beauté, ou de sa position, ou plutôt du nom de son fondateur. De fait un manuscrit cité par Bianchini (^) appelle cette église : « Ecclesiam ipsius martyris Laurentii quam Formosus fecit. » Mais il ne s'agit pas, comme inclinait à le penser Armellini (-), du pape Formose, qui vécut un siècle après la composition de l'Itinéraire d'EinsiedeIn. Le Liber pontificalis. parlant de la restauration faite par Hadrien Is"", nomme l'église « ad Formosum ». Jean, chanoine de Latran au temps d'Alexandre III, rappelle le souvenir qui s'y rattachait du martyre de S. Laurent: « ubi positus est in craticula ». Au XI 11*^ siècle, nous trouvons pour la première fois le vocable « in Panisperna », dans une inscription rapportée par Galletti [^) : « Cappellanus in sco Laurentio in panisperno ». L'origine de ce mot est incertaine; peut-être vient-il du mot perpexnia ou perpenxa, qu'on a remarqué sur une inscription trouvée en ce lieu; peut-être se rapporte-t-il à des distributions de pain et de jambon qui se seraient faites dans cette basilique, en souvenir de la charité de S. Laurent envers les pauvres.
Du IX-^ au XlIIe siècle, l'église fut desser\-ie par des Bénédictins, qui avaient leur couvent à côté. Honorius III