‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 327 sur 384 · ST-ANGE-IN-PESCHERIA · texte numérisé non relu

ST-ANGE-IN-PESCHERIA

des bibliothèques grecque et latine ; une inscription, du colombaire de la Vigna Codini parle d'un employé de ces bibliothèques (^). Un incendie détruisit en partie le portique (180); Septime-Sévère le restaura, comme l'indique l'inscription qu'on peut lire encore sur le « propyleum ;>. Le nom de S. Maria in Porticu semble rappeler le souvenir de ce portique; toutefois il n'en dérive pas proprement, mais plutôt du « porticus Gallae » (l'église de Ste-Galla), d'où proWent la très ancienne image de la T. Ste Vierge qui est vénérée dans l'église de Campitelli. Dans la cave d'une maison voisine de cette église il y a encore les soubassements du temple de Jupiter; de là provient la belle statue de Cornélie, mère des Gracques, que possède le Musée du Capitole. A côté de ce temple s'élevait un autre portique, celui de Philippe, beau-père d'Auguste; et le temple d' « Hercules musarum », construit par M. Fulvius Xobilior, dont l'inscription commémorative est au Capitole. Un grand f)ortique partait de là et faisait le tour du Champ-de-Mars ; on l'appela au moyen-âge « porticus maxima »j d'où le nom de St-Ambroise « de maxima » donne à l'église qui marque, dit-on, l'emplacement de la maison qu'habita le saint évêque de Milan.

L'église de St-Ange fut d'abord dédiée à S. Paul, puis à S. ^Michel. L'ne longue inscription, conservée dahs l'église, nous dorme le nom du fondateur, Théodote, oncle d'Hadrien P"", dont le nom et le portrait ont été retrouvés à S^ Maria Antiqua {^); elle semble bien indiquer une vraie fondation, et non une simple restauration, comme le pensait M. Armellini. Au XIP siècle, l'église est mentionnée «juxta templum Jo\'is », plus tard « in foro piscium ». Elle a sa forme actuelle depuis 1610. Le niveau fut alors exhaussé; on peut apercevoir l'ancien pavé par un trou ouvert près du sanctuaire. Sous le maître-autel sont déposés les corps des martyrs de la voie Tiburtine, Ste Symphorose, son mari S. Getulius et ses sept fils (3). Leur translation dut avoir lieu, non sous Etienne HT, comme on l'a dit, mais après le VII I^ siècle, car l'inscription de Theodotus, qui est vin catalogue des

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