Notizie degli scavi, 1879, P- I5> 46. 60 ; 18S0, tav. IV
fin, plus tard, la famille des Sulpicii Platorini posséda de ce côté son tombeau.
§ I. Ste-Marie-in-Transtévère (').
L'église de Ste-Marie-du-Transtévère est la plus importante de la région. Le Liber pontificalis, quoiqu'il lui attribue à tort dès son origine le nom qu'elle ne porta que plus tard, a raison de rattacher ses origines à l'histoire de S. Calixte. Les Actes de ce pape nous rapportent que, au temps d'Alexandre Sévère, il fut jeté dans un puits par la populace du Transtévère, et que son corps fut transporté sur la Via Aurélia, au cimetière de Calépode, ovi les Itinéraires nous le signalent en effet. Les Philosophumena ne parlent pas de sa mort, mais seulement de sa condamnation antérieure « ad metalla » par le préfet Fuscianus. Quoi qu'il ea soit des circonstances de son martyre, il faut reconnaître que S. Calixte a été de tout temps très vénéré au Transtévère, le plus vénéré même de tous les successeurs de S. Pierre jusqu'au IV^ siècle {^). Suivant le Liber Pontificalis et le catalogue libérien, Jules P"" édifia une basilique « trans Tiberim regione XII II juxta Calistum » (^). Une inscription d'esclave, aujourd'hui perdue, mais citée par Fabretti (*), mentionne aussi ce nom: revoca • ME • AD • DOMI- NVM • VIVENTIVM • IN • ARA • CALISTI, évidemment « in area Calisti », au Transtévère. Enfin il est indiqué dans les Actes du concile romain de 499 (^). De tous ces renseignements on peut conclure que Calixte avait fondé là un titre qui après sa mort reçut son nom.
On a rapporté à ce titre la fameuse histoire de la « taberna meritoria » racontée par Lampride dans sa biographie
1. Cf. Moretti, De S. CaUisto papa et martyre e jusque basilica S. Mariae trans Tiherim, Rome, 1752