‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 334 sur 384 · Lib. pontif · texte numérisé non relu

Lib. pontif

STE-MARIE-DU-TRANSTÉVÈRE

complètement l'édifice, abattit l'ancienne ég'lise, dont il utilisa sans doute les colonnes, et édifia la nouvelle à un niveau plus élevé. Quand on restaura cette dernière, sous Pie IX, on put reconnaître les traces des deux édifices antérieurs : des murs du I V^ siècle, et sous l'arc triomphal actuel une abside du IX^, avec des traces de peintures et des marbres qui ont été placés sous le portique.

Ce portique forme un véritable petit musée épigraphique. Les nombreuses inscriptions païennes et chrétiennes que l'on y voit furent employées comme matériaux de construction, et souvent retournées pour servir de dalles. Plusieurs proviennent des catacombes. C'est surtout au XVI 11^ siècle qu'elles furent transportées au Transtévère par Boldetti, chanoine de la basilique. En voici deux païennes, dont l'une nomme Caracalla et sa mère Julia Pia:

mafCELLO LIVIAE AT) ORNATV/m

1/ NVICTO • PIO

Julia|^E . AVG . MATRT J

Fe^LICl • AVGVSTO

f/oRTISSIMO ej/vs DOMINAE NOSTRAE

Les suivantes sont chrétiennes:

SCLEMINA I^PACE QVE VIXIT A^ ET HABE DEPOVSIONE DIE Vol DIE MCVRII IRIDIE MARTVRo|rum ORA IV IN FACE VIS VIXIT ANN

PAVLVS . PRESBYTER

+ LOCVS VALERANI CARTHARI

^NE • ANC • DEI • lARENTES

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