De Rossi, Inscript., t. II, p
LES DEUX ÉGLISES DE l'iLE DU TIBRE. 465
don où elle fut laissée vers le XIV^' siècle indiquerait plutôt qu'aucun souvenir important de S. Pierre ne s'y rattachait. La tradition qui se développa ensuite dut être le fait de savants, d'érudits, qui interprétèrent mal les documents et crurent à tort trouver plus de convenances en faveur du Janicule qu'en faveur du \'atican.
On peut consulter pour une démonstration complète la •dissertation que j'ai publiée sur cet argiament dans le « Nuovo Bullettino di archeologia cristiana » 1905, pag. 135 et suiv.).
§ VI. Les deux églises de l'Ile du Tibre. S. Jean Calybite et S. Barthélémy.
Suivant une ancienne légende, que rapportent Dion Cassius (^), Tite Live [-) et Plutarque [^), l'île du Tibre aurait été formée d'une masse de blé jetée dans le fleuve à l'époque de Tarquin. Son premier nom était : « inter duos pontes » (le pont Fabricius et le pont Cestius); c'est celui que lui donne S. Justin (* en parlant de la statue de Simon le Magicien, et qu'elle porte sur le plan du Capitole. Nous la trouvons aussi - appelée « insula » r^;, « insula Tiberina » (^), « insula Aesculapii » (*;, « insula serpentis Epidauri » (*), enfin au moyen-âge « insula Lycaonia ». L'origine de ce dernier nom est inconnue. Deux temples s'élevaient dans l'île: à la partie méridionale, celui d'Esculape, érigé au V^ siècle de la ville, quand on apportaà Rome un des serpents d'Épidaure; à la partie septentrionale, celui de Faune (^). L'extrémité méridionale avait la forme d'une proue de navire; vers l'époque d'Auguste, elle fut décorée de marbres;