‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 360 sur 384 · LES GRANDES BASILIQUES CIMITERIALES OUTRE S. PIERRE ET S. PAUL · texte numérisé non relu

LES GRANDES BASILIQUES CIMITERIALES OUTRE S. PIERRE ET S. PAUL

I'AI donné dans ce volume avant la description des églises urbaines, une description des grandes basiliques papales, entre lesquelles des basiliques cimitériales plus importantes en renvoyant pour les détails au 11'"*^ volume: «Itinéraire des catacombes » (V . Mais avant de commencer cette description je dois faire une petite correction à propos de trois inscriptions qui existaient dans l'ancienne basilique de St-Pierre au \'atican (V. Supra, pag. 116-117'. Les deux inscriptions « Quod duce te mimdus » ecc. et « Jusiitiae sedes » ecc. ont été copiées dans l'itinéraire d'Einsiedeln, mais l'autre de la page 117 « Stonnia Pétri sedes » ecc, étant beaucoup postérieure comme j'ai dit, c'est-à-dire du XIII^ siècle, n'a rien à faire avec cet itinéraire. Par conséquent la note 1 de la page 117, qui s'est glissée à cet endroit, doit être placée à la page 116 après le vers « Auctoremque suum genitorem laudibus aequat ».'

Et maintenant je donnerai une courte description de quelques basiliques cimitériales plus importantes.

§ I. Basilique de Ste-Agnès-hors-les-murs.

Ste Agnès est une des saintes les plus célèbres et les plus populaires. Le souvenir de son martyre a été conservé par de nombreux documents anciens, par les martyrologes et les calendriers latins et grecs, par les liturgies de tous les peuples chrétiens. On célèbre depuis fort longtemps deux fêtes de Ste Agnès : l'une le 21 janvier, l'autre le 28. Cette dernière est ainsi mentionnée dans le Martyrologe romain: « Fes-

I, Liv. I, c. 2 ; — Liv. II, c. 4, 8, 9.

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tum S. A^ietis secundo ». Quelques auteurs ont pensé qu'elle rappelait le jour de la naissance de Ste Agnès, parce qu'on trouve dans certains martyrologes l'indication: « De nativitate ». Selon d'autres, elle correspondrait à l'apparition de Ste Agnès à ses parents. Plus probablement c'est seulement l'octave de sa fête, célébrée avec beaucoup de solennité à cause de la dévotion que l'on avait pour Agnès.

Ce que nous savons de l'histoire de cette martyre a été exposé assez longuement à propos du cimetière de la voie Nomentane i/) et de l'église de la place Navone [-). Quant à la date du mkrt>Te il n'y a rien de sûr; il appartient probablement au III*^ siècle ou au temps de Septime sévère ou à celui de ^^alérien.

Le cimetière de Ste-Agnès existait avant la déposition de la jeune martyre; mais à partir de ce moment il fut en grande vénération. Il comprend trois étages. On peut y distinguer aussi trois régions : 1° le noyau primitif, à gauche de la basilique, antérieur au III^^ siècle; 2" une région du Ille siècle, assez petite qui s'étend entre la basilique, la voie Nomentane et Ste-Constance; 3'^' deux groupes de galeries, dont l'un traverse la voie Nomentane, et l'autre met en relation Ste-Agnès et Ste-Constance : ces deux groupes sont du IVe siècle. Un arénaire s'étend à l'extrémité du cimetière ; il est possible qu'il communique ou qu'à une époque il ait communiqué avec le « coemeterium majus » que de Rossi appelait cintetière Ostrien (coemeterium majus sanctae Agnetis).

C'est dans la seconde région ou au moins entre les deux noyaux primitifs que devait être située la crypte de Ste-Agnès. Nous ne savons pas quelle fut la forme du tombeau, rien ne permet de la déterminer. Le Musée de Naples possède une inscription venant de Rome, mais on ignore de quel endroit, dans laquelle M. Armellini a pensé de reconnaître l'inscription primitive du « loculus » de Ste-Agnès. Elle faisait partie du Musée Rorgia, acquis par le roi de Naples. Le

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