‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 54 sur 384 · Cf. Éléments, t. H, p. yjT · texte numérisé non relu

Cf. Éléments, t. H, p. yjT

4. Cf. Eusèbe. De vit. Constant., IV, 58 (P. G., t. XX, col. 1209).

Il n'est pas inutile de dresser un catalogue des principales mosaïques chrétiennes encore visibles (^).

Du temps des persécutions: la mosaïque de Parenzo. Il est certain que dès cette époque Parenzo possédait une église domestique, qui fut détruite sous Dioclétien et reconstruite après la paix, puis agrandie au \"I'= siècle par l'évêque Euphrasius. De l'édifice primitif il reste encore un pavé en mosaïque avec la décoration symbolique du poisson, propre aux temps les plus reculés. Sur cette mosaïque on remarque la trace des colonnes qui soutenaient l'autel. Il y a aussi dans la basilique postérieure d'autres mosaïques sur lesquelles sont inscrites leurs dimensions et les noms de leurs auteurs (^j.

Du IV^ siècle: le mausolée de Ste-Constance. On crut autrefois que ce monument était un ancien temple païen, parce que la décoration représente des scènes de vendange, de petits génies ailés, etc., et on l'appela Temple de Bacchus. ]\Iais il est certain qu'il n'a jamais été autre chose qu'un mausolée de la famille de Constantin. Le style de la mosaïque de la voûte est le même que celui des mosaïques des absides latérales, où l'on voit Dieu le Père donnant la loi à Moïse et Notre-Seigneur donnant l'Évangile à S. Pierre. Au fond du mausolée on a peint un ciel étoile, et au milieu des étoiles brille le monogramme constantinien {^). L'autre mausolée de la famille impériale, celui de Ste-Hélène, à Tor Pignattara, était aussi orné de mosaïques que Bosio a encore vues, mais qui aujourd'hui sont tombées.

De la même époque datent la mosaïque de Ste-Pudentienne exécutée sous le pape Sirice : Notre-Seigneur tenant la loi et assis entre les Apôtres, avec l'inscription: DOMINVS COX- SERVATOR ECCLESIAE PYOEKTIANAE ; — l'abside de l'oratoire des Stes-Rufine-et-Seconde, au Latran ; — une mosaïque cimitériale, décrite par Marangoni, qui représentait le Christ sur le monde, avec l'inscription : QVI ET FILIVS DICERIS ET

1. La plupart de ces mosaïques, au moins de celles qui se trouvent à Rome, seront reproduites plus loin, dans la description des Imsiliques auxquelles elles appartiennent.

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