‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 53 sur 384 · Estk., I · texte numérisé non relu

Estk., I

2. Hift. nat., XXX\'I, 23 Plusieurs ont cru qu'il s'agis-ail dans ce texte de la célèbre mosaïque du temple de la Fortune représentant une inondation du Nil. Mais cette mosaïque est formée de petits cubes, comme celles de l'époque impériale. Elle répond donc mal à la description de Pline et doit être rapportée

24 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

La vraie mosaïque était appelée ^ opus tessellatum, opus musivum », corrompu ensuite en « musaico » et elle se compose de petits cubes de marbre réguliers. Il faut la distinguer de 1' «opus sectile >;, qui est formé de fragments irréguliers, et qui dérive du « lithostroton ». L' « opus sectile » fut surtout usité sous Alexandre Sévère. On en voit des restes, sur le Palatin, dans le pavé de l'abside du palais des Flaviens ; sur l'Esquilin, dans la basilique civile de Junius Bassus ; à Parenzo, dans labside de la basilique du Vie siècle. L'opus sectile continue F>endant tout le moyenâge.

Les chrétiens employèrent aussi les mosaïques (^). Nous en avons quelques rares exemples dans les catacombes ; elles appartiennent généralement au IV^ siècle et sont surtout décoratives. Ainsi il y avait à St-Hermès un portrait d'homme et Daniel dans la fosse aux lions ; à Ste-Agnès, le portrait d'une femme, avec son nom TR.\NQVILLIXA {-) ; à St-Cyxiaque (aujourd'hui au palais Chigii, les portraits d'un homme et d'une femme, Maria Simplicia et FI. Julius Julianus. II y a aussi un beau pavé en mosaïque dans un hypogée voisin du cimetière des Sts-Pierre-et-Marcellin. hypogée que l'on crut d'abord chrétien i\'isconti, Marchii. parce qu'il présente l'image de la colombe et que les tombes ont la forme de « loculi »et d'arcosoles, mais qui peut bien être païen (■^). On trouve surtout de magnifiques compositions en mosaïque dans les basiliques constantiniennes, à Rome et à Constantinople (*) ; et aussi à Ravenne, où les plus anciennes remontent à l'évêque L'rsus {Y^ siècle».

plutôt à répoque d'Hadrien. Cf. Marucchi, Guida archeo/oj^ica delfantica Preuesle, Roma, 1SS5, et, Nuove osservazioni sul mos^ico ai Palesttitia. dans le BuHet. dtlla commissione archeoL di Roma, 1895, ^^^sc. I. Tout récemment (septembre 190S) j'ai retrouN'é le vrai <\ lithostroton * de Silia dans la partie supérieure du temple de la Fortune.

1. Cf. 1-urietti, De musivis, Roma, 1752 ; — Ciampini, De aedificiis a Conslantino Ma^no exstriictis ; et Vetera monittnenla in quibus praecipue inusiva opéra, sacrarum proj^anariiimiue aedium strucHira... iÛustrantur, Rome, 1690 ; — Barbet de Jouv, Les inosaiques chréliennss des basiliques et des é^ltsesde Rome, Paris, 1S57 : — Gerspach, La mosaïque : — Pératie, VarchéotOi^ie chrétienne, .p. 169-269 ; — de Rossi, Musaici délie chiese di Roma anteriori al secolo XV".

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