DÉDICACE DES EGLISES
les principaux rites qui s'y accomplissaient, messe et sacrements, sur les fêtes qui s'y célébraient, sur l'office divin, sur les vêtements sacrés. Il ny a peut-être pas eu un seul moment où tous les traits de l'exposé que je vais faire aient été vrais simultanément, car les documents sont loin de correspondre au même siècle ; mais tous se sont vérifiés, soit ensemble, soit séparément, pendant la période qui s'étend de la fondation des basiliques à la Renaissance : à ce titre il est permis de les grouper dans un même chapitre.
§ I. Dédicace des églises.
Il ne semble pas qu'à l'origine la consécration d'un édifice au culte chrétien ait comporté des rites particuliers. Selon le Liber pontificalis. dont l'autorité, à vrai dire, n'est pas indiscutable pour les premiers siècles, le pape Évariste, au IF siècle, prescrivit que la prise de possession se fît par la célébration de la liturgie eucharistique i>i. Mais c'est principalement à cet usage qu'étaient destinées les églises; il n'avait donc rien qui marquât d'un cachet spécial leur dédicace. Même au IV^ siècle on ne voit pas qu'il y eût d'autres cérémonies. Le concours du peuple était plus grand ; quelque personnage prononçait un discours, comme le fit Eusèbe à l'inauguration de la basilique de Tyr (-; : c'était tout. Ainsi durent être dédiées, à Rome, les basiliques constantiniennes.
Au A' II le siècle, le sacramentaire d'Hadrien nous offre un cérémionial plus compliqué, dont le cérémonial actuel a'est que le développement. L'analogie établie par S. Paul (^) entre le temple matériel et le temple spirituel que sont, nos âmes explique les ress.emblances qu'il est facile de trouver entre les rites du baptême et ceux de la dédicace des églises. Des deux côtés, il y a d'abord purification du temple par les exorcismes et les aspersions, puis consécration proprement dite. Voici la description que donne lé Sacramentaire.
Avant de i>énétrer dans la nouvelle église, l'évêque en
1. « Decrevitomnesbasilicascummissasemperdebereconsecrari. » Lib.pont.