CROIX STATIONNALE DU L.\TR.\N
(XI Ile siècle.)
débouchait par le <; clivus Argentarius » (via di Marforio),. devant la prison Alamertine, passait sous l'arc triomphal de Septime-Sévère, plus loin sous l>rc de Xerva (« arcus Fabianus »), devant le temple de Faustine. montait la \'oie sacrée sur les pavés où Simon le Magicien était tombé jadis,.
atteignait l'arc de Titus, puis la « meta sudans » ; d'où, laissant à droite l'arc de Constantin et le Colisée, il disparaissait vers le Latran {^). »
La procession des grandes litanies, le jour de S. Marc, mérite aussi une mention spéciale. Le pape y prenait part, assisté du clergé de toutes les basiliques patriarcales. En partant de St-Jean-de-Latran. un sous-diacre régionnaire prenait sur l'autel la croix stationnale, qu'il portait d'abord sur le bras, afin que les fidèles pussent la baiser, et qu'il levait hors de la basilique. La « schola », marchant derrière le pape, entonnait une antienne, que reprenaient successivement le ■clergé de Latran, celui de Ste-Marie-Majeure et celui de St- Pierre. Au Colisée commençait la « litania septiformis » : chaque invocation était répétée sept fois. A Ste-?^Iarie-la-Neuve, où un siège était préparé pour le pape, on faisait une pause, jusqu'à la fin des litanies, et le pontife chantait une oraison. De Ste-Marie-la-Neuve à St-Marc, où on prenait un second moment de repos, la litanie devenait « quinquef ormis » ; elle était « triformis » de St-Marc au pont St-Ange, et, après un nouveau repos, simple jusqu'à la place de St-Pierre. On entrait ensuite à St-Pierre, où le pape chantait la messe stationnale. A ces pauses marquées par le chanoine Benoît, Censius Camerarius en ajoute deux autres, à St-Clément et .au lieu appelé Parion ; et il note qu'à St-Marc la croix de St-Pierre prenait rang parmi les autres croix processionnelles, •entre la croix de St-Laurent et celle de Ste-Marie-Majeure.
j; V. L'office divin (').
L'usage de sanctifier la journée par la récitation de prières à des heures déterminées n'a pas été introduit par l'Église ■chrétienne. Les juifs la pratiquaient: en devenant chrétiens, ils n'avaient aucune raison d'y renoncer {^). Mais l'Église