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Elém. d'archéol. chrét. — III.
QO ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
(1732), furent moins malheureuses. En 1878, l'abside et le portique polygonal qui l'entourait furent détruits : on conserva cependant l'ancienne mosaïque, qui a été placée au fond de la nouvelle abside. La partie primitive de cette mosaïque, le baptistère et les oratoires annexes, les colonnes cachées dans les pilastres du X\'IP siècle: voilà tout ce qui reste de l'ancienne basilique de Latran. l'ne peinture exécutée avant 1640 dans léglise de St-Martin aux Monts représente cette basilique telle qu'elle était avant les restaurations modernes (^).
L'ancienne abside, celle qui fut détruite dans les derniers travaux, devait être ornée de mosaïques dès le IV^ siècle ; le Liber pontificalis, dans la vie de S. Sylvestre, parle de la « caméra basilicae ex auro trimite ». Elle fut restaurée au V^ siècle par le consul FI. Félix, ainsi qu'en témoignait l'inscription lue jadis par les archéologues: F. L. felix v. c. magister utriusque militie patricius et cons. ord. et padusia ejus inl. femina voti copotes de pprio fecerunt » (- ). Il y avait aussi une image du Sauveur qui, suivant une tradition consignée au X^ siècle dans les Lectionnaires, serait apparue le jour de la dédicace de la basilique : « Imago Salvatoris infixa parietibus primum visibilis omni populo romano apparuit {^) ».
Dans la mosaïque actuelle (*) on peut distinguer trois parties : le buste du Sauveur, entouré de neuf anges ; la zone centrale, avec la croix et deux groupes de Saints ; et, entre les fenêtres, les grandes figures des Apôtres. Le buste du Sauveur est très ancien ; d'après M. de Rossi (^), il pourrait remonter au Y^, même au I\'^ siècle ; et cette opinion est partagée par Cavalcaselle ('") et ^Nlùntz (•). Mais il a certaine-
1. Cf. art. de H. Doulcet dans les Mélanges de l'École française, 1SS5, pi. XR'.